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Où sont passés les pacifistes québécois ?
N° 213 - octobre 2002

Brèves
Pierre Dubuc
Cet homme est un imposteur

Lors du dernier congrès de l’ADQ, Claude Castonguay a apporté son appui aux projets de privatisation des soins de santé. Mario Dumont s’est servi de la caution que lui apportait M. Castonguay en le présentant comme le « père de l’assurance-maladie », et les médias ont véhiculé l’information sans la moindre critique.

Il faut dénoncer cette imposture. M. Castonguay se présente comme un hon_nête homme, mais il n’en est pas un. M. Castonguay est un renégat.

M. Castonguay a bel et bien présidé à la mise en place de notre système public de santé durant la courte période de temps – de 1970 à 1973 – où il a été ministre dans le cabinet Bourassa. Mais sa vie professionnelle ne s’est pas arrêtée là.

De 1982 à 1989, il a été président du groupe d’assurance La Laurentienne et officiait comme vice-président du conseil d’administration et membre du comité exécutif de la banque Laurentienne. Est-il besoin de rappeler que les compagnies d’assurance sont les principales bénéficiaires de toute privatisation des soins de santé ?

En 1996, M. Castonguay a participé à un comité gouvernemental dont le rapport intitulé L’assurance médicaments, des voies de solution, proposait un régime d’assurance mixte public-privé qui laissait la grosse part du gâteau aux assureurs privés.

M. Castonguay a également siégé sur le Conference Board du Canada – un organisme ayant pour but de promouvoir le secteur privé – à titre de vice-président de 1985 à 1989 et de président de 1989 à 1991.

Pourquoi La Presse et Le Devoir continuent-ils à publier régulièrement les opinions de M. Castonguay en faveur de la privatisation du système de santé en le présentant comme le « père de l’assurance-maladie », tout en omettant de mentionner le reste de son CV ? Est-ce parce que le propriétaire de La Presse, Power Corporation, possède également les deux plus importantes compagnies d’assurance du Canada, la Great-West et la London Life ? Est-ce parce que le mouvement Desjardins, qui comprend Assurances Desjardins, est un des principaux bâilleurs de fonds du Devoir ?

L’art d’enterrer une importante révélation

« Un projet secret de domination globale par les États-Unis révèle que le président Bush et son cabinet songeaient à une attaque préméditée contre l’Irak, pour y changer de régime, avant même son élection en janvier 2001 », écrit le journaliste Jooned Khan de La Presse en reprenant une information du Sunday Heral d’Écosse.

Préparé par un centre de réflexion néoconservateur nommé Project for the New American Century, le texte montre qu’un « cabinet Bush entendrait prendre le contrôle de la région du Golfe, que Saddam Hussein fut ou pouvoir ou non en Irak ».

Information intéressante, n’est-ce pas ? Qui jette un nouvel éclairage sur les attentats du 11 septembre et apporte de l’eau au moulin de la thèse de Michel Chossudovsky. On se serait attendu à ce que les chroniqueurs et les éditorialistes de La Presse reprennent cette information, la commentent, la dissèquent et examinent à la lumière de ces révélations les justifications apportées par Bush à une intervention contre l’Irak. Mais non, on continue à relayer le discours de Bush et à préparer l’opinion à la guerre.

La Commission de la langue contredit le rapport Larose

« Si j’avais pu faire des enquêtes de mon propre chef, des accusations pour infractions à la Loi 101, il y en aurait à la tonne », a déclaré à La Presse Odette Lapalme au terme d’un mandat de cinq ans à la tête de la Commission de la langue française, l’organisme chargé de faire respecter la Loi 101.

Si tout cela est vrai – et nous n’avons aucune raison d’en douter –, pourquoi le rapport Larose nous a-t-il dépeint un portrait si optimiste de la situation ?

Quand le pouvoir finance la dissidence

Un beau cahier de seize pages est paru dans Le Devoir de la fin de semaine du 28 septembre intitulé Place à la démocratie. Le cahier a été produit pour le Forum international de Montréal (Fim) dont l’objectif déclaré est de « définir la démocratie mondiale ». Le Fim se définit comme « une alliance mondiale d’individus et d’organisations ayant pour but d’accroître l’influence de la société civile internationale sur les Nations unies et le système multilatéral ».

La liste des commanditaires de l’événement nous indique les sentiers dans lesquels ne s’aventurera pas ce Forum. Ce sont l’Agence canadienne de développement international, différents ministères du gouvernement du Québec, la Ford Foundation et la Rockefelle Foundation. Surpris que la guerre contre l’Irak ne soit pas à l’ordre du jour ?

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