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Depuis la charte, l'État c'est nous !
N° 208 - avril 2002

Brèves
Pierre Dubuc
L'héritage du Gros Bérard

Le p.d.-g. de la Banque Nationale, André Bérard, prend sa retraite avec une pension annuelle de plus de 1,1 million $. On retiendra de lui sa déclaration sur les régions prononcée au mois d'avril 1995 0 «Nous devons repenser le système d'assurance-emploi, même si cela implique qu'il faut mettre en question l'avenir de régions qui ne peuvent pas offrir autre chose que des emplois saisonniers. Si une région ou une manière de vivre peut à peine survivre à la suite du déplacement massif des citoyens dans d'autres parties du pays, devraient-elles être maintenues à tout prix ? »

Un ami gaspésien pense qu'il faudrait plutôt remettre en question le régime de pension des retraités des banques.

On veut la TPS ! So-so-so solidarité ! On veut la TPS !

Le gouvernement Landry pense-t-il sérieusement que, pour régler le déficit fiscal entre Ottawa et les provinces, la population va se mobiliser pour revendiquer le rapatriement au Québec de la TPS ? Si Québec revendiquait le rapatriement de points d'impôts pour taxer les mieux nantis ou les entreprises, il serait sans doute plus facile de développer un soutien populaire. Mais pas la TPS ! Une taxe régressive qui appauvrit la majorité de la population et que le gouvernement n'aura d'autre choix que d'augmenter pour combler ses déficits futurs.

Mais c'est plus facile de taxer les pauvres que de s'en prendre aux riches !

Quand La Presse veut nettoyer les écuries d'Augias

« Ça suffit ! », nous dit en résumé André Pratte, l'éditorialiste en chef de La Presse, dans un long éditorial – intitulé Le spectre de Duplessis – sur les affaires Gagliano-Groupaction au fédéral, Oxygène 9 et Vaugeois à Québec et les cas de favoritisme à Montréal et Longueuil. André Pratte plaide avec raison pour la probité et la démocratie. Il souligne le rôle essentiel des médias pour le bon fonctionnement de la démocratie. Fort bien !

En passant, M. Pratte pourrait-il enquêter sur le contenu des conversations entre son patron, Paul Desmarais, et le premier ministre du Québec. M. Landry vient, en effet, de nous informer qu'il a dîné à quatre reprises avec le patron de Power Corporation depuis qu'il est premier ministre.

De quoi ont-ils parlé ? De la loi sur la concentration de la presse que nous a promis Landry ? De la privatisation en douce des hôpitaux ? (Le ministre David Levine déclarait récemment au Devoir que « l'avenir des hôpitaux passe par une ouverture au partenariat avec l'entreprise privée ».)

Deux sujets fort importants pour M. Desmarais, propriétaire du plus grand groupe de presse au Québec et des plus importantes compagnies d'assurance, la Great-West et la London Life.

C'est bien de vouloir nettoyer les écuries d'Augias, mais il faut commencer par pelleter devant sa porte.

« L'an prochain, je vais aux danseuses avec Foglia ! » - Michèle Ouimet

Pas encore le 8 mars ! C'est le titre de l'éditorial de Michèle Ouimet dans La Presse le jour de la Fête internationale des femmes. En cinq paragraphes, elle fait le tour des gains obtenus par les femmes sur le marché du travail, en éducation, dans les textes de loi et sur l'avortement. C'est tellement important qu'il ne serait plus nécessaire, selon elle, de célébrer le 8 mars qui «dégage de forts relents de folklore et de déjà vu ».

Après avoir écrit tout cela, elle se sent obligée d'ajouter que cela ne s'applique pas à l'Afghanistan, aux pays islamiques et au tiers monde. Elle est également forcée de reconnaître qu'en Occident, les femmes «sont étonnamment absentes de la vie politique » et qu'elles « ne gagnent toujours que 63 % du salaire des hommes » et que « les deux tiers des postes non syndiqués reviennent à des femmes ».

Si elle avait lu attentivement son propre journal au cours de la même semaine, elle aurait aussi appris que la présence des femmes au sein des conseils d'administration des entreprises est ridiculement faible (7,8 %) (9 mars), qu'il n'y a « pas d'équité salariale dans les cabinets politiques » (8 mars), ni dans les grands médias d'information comme Radio-Canada (9 mars).

Peut-être devrait-elle comparer son chèque de paye avec ses collègues Mario Roy, André Pratte… et Pierre Foglia !

À la place de la Fête de la Reine 0 Un jour férié en mémoire des Patriotes

Alcide Clément et son Club souverain de l'Estrie ont recueilli plus d'un million d'appuis à leur projet de consacrer un jour férié à la mémoire des Patriotes de 1837-1838.

Au mois de juin 2001, à Sherbrooke, le premier ministre Landry a proposé lui-même que ce jour férié soit le troisième lundi du mois de mai. Une proposition agréée par le Club souverain de l'Estrie étant donné que « le mois de mai 1837 et les suivants, avec la tenue des assemblées de comté, a été probablement le moment le plus riche de notre histoire dans la conquête de la démocratie au Bas-Canada», nous écrit M. Clément.

Mais le temps passe et le premier ministre ne semble pas pressé de donner suite à sa promesse, malgré les appels pressants de M. Clément et de ses amis. Craint-on d'offusquer les royalistes ?

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