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N° 211 - juillet 2002

Bush savait... mais la vraie question 0 la CIA est-elle complice ?
Michel Chossudovsky
Le 16 mai, une bombe est lancée dans le New York Post 0 «Bush savait… » En quête de capital politique, les démocrates prennent le train en marche et pressent la Maison blanche de faire la lumière sur «deux documents très secrets » dont le président Bush aurait été saisi avant le 11 septembre et qui l’auraient informé à l’avance des attentats d’Al-Qaeda. Les médias étatsuniens entonnent en chœur la même rengaine 0 « il y a eu des avertissements », des «tuyaux » ont été fournis quant à la possibilité d’attentats terroristes, mais « le président ne pouvait absolument pas savoir » ce qui allait se produire.

Les démocrates conviennent de ne pas faire sortir le chat du sac, en déclarant que « Oussama est en guerre avec les États-Unis », que le FBI et la CIA savaient que quelque chose se préparait mais « n’ont pas pu établir les liens nécessaires ».

À la Chambre, le leader de la minorité, Richard Gephardt, affirme que 0 «Il ne s’agit pas de blâmer qui que ce soit… Nous soutenons le président dans la guerre au terrorisme et nous continuerons à le faire. Mais il faut parvenir à empêcher les attentats terroristes1.»

Le projecteur que les médias ont braqué sur la « préconnaissance» et les supposées « lacunes du FBI» a servi à détourner l’attention publique d’une question plus fondamentale, celle de la tromperie politique. On s’est bien gardé de mentionner le rôle de la CIA qui, depuis la fin de la guerre froide, a constamment soutenu et encouragé le réseau Al-Qaeda d’Oussama ben Laden dans le cadre de ses opérations clandestines.

Évidemment qu’on était au courant ! Cette question de la préconnaissance est un faux-fuyant. Les « brigades islamiques » sont une création de la CIA. Dans le jargon de l’Agence, Al-Qaeda constitue une « source ». L’aide aux organisations terroristes fait partie intégrante de la politique étrangère des États-Unis. Encore aujourd’hui, en 2002, Al-Qaeda participe aux opérations secrètes de la CIA dans diverses parties du monde2. Ces liens entre la CIA et Oussama n’appartiennent pas à une époque révolue, quoi qu’en disent les médias populaires.

Le Congrès étatsunien a documenté en détails les liens qui existaient entre Al-Qaeda et des organismes du gouvernement des États-Unis au cours de la guerre civile en Bosnie-Herzégovine ainsi qu’au Kosovo3. Plus récemment, en Macédoine, quelques mois à peine avant le 11 septembre, des conseillers militaires étatsuniens collaboraient avec des mercenaires moudjahidines financés par Al-Qaeda. Les deux groupes combattaient sous les auspices de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) au sein de la même formation terroriste paramilitaire4.

La CIA suit à la trace ses «sources de renseignement ». Elle a toujours été au fait des allées et venues, amplement documentées, d’Oussama ben Laden5. Le réseau Al-Qaeda est infiltré par la CIA6. Autrement dit, il n’y a pas eu de lacunes en matière de renseignement ! En raison de la nature même d’une opération de renseignement bien montée, une « source» dispose (sciemment ou non) d’une certaine marge de manœuvre à l’égard de ses responsables auprès du gouvernement étatsunien mais, en définitive, elle agit toujours conformément aux intérêts de l’Oncle Sam.

Alors que souvent les agents du FBI ne sont pas personnellement conscients du rôle de la CIA, les hauts dirigeants sont très au fait des liens qui unissent la CIA et Al-Qaeda. Les membres de l’administration Bush et du Congrès étatsunien connaissent parfaitement bien ces relations. La question de la préconnaissance qui met l’accent sur les « lacunes du FBI » est évidemment un écran de fumée. Tandis que les dénonciateurs font ressortir les faiblesses du FBI, le rôle que les régimes successifs ont exercé (depuis la présidence de Jimmy Carter) afin de soutenir la « base militante islamique » est simplement passé sous silence.

Une campagne de peur et de désinformation

L’administration Bush a préféré – par une intervention personnelle du vice-président Dick Cheney – non seulement rejeter toute possibilité d’une enquête publique mais encore déclencher une campagne de peur et de désinformation 0 « La perspective d’un nouvel attentat contre les États-Unis m’apparaît presque comme une certitude […] Il pourrait se produire demain, la semaine prochaine, l’an prochain, mais ils vont s’y essayer. Et nous devons nous y préparer7. »

Ce que Cheney veut vraiment dire, c’est que la « source de renseignement » qu’ils ont créée va frapper de nouveau. Or, si cette « créature » de la CIA trame présentement de nouveaux attentats terroristes, on peut s’attendre à ce que la CIA en soit la première informée. Il est fort probable que la CIA contrôle également les prétendus « avertissements » relatifs à de «futurs attentats terroristes » en sol étatsunien, qui émanent des sources de la CIA.

Une opération de renseignement soigneusement planifiée

Les terroristes du 11 septembre n’ont pas agi de façon autonome. Les pirates de l’air suicidaires ont été les instruments d’une opération de renseignement soigneusement planifiée. Les faits confirment que Al-Qaeda jouissait du soutien des services secrets pakistanais, l’ISI ou Service du renseignement interarmées. De nombreux documents montrent que l’ISI doit son existence à la CIA 0 « Avec le soutien de la CIA et l’acheminement d’un volume considérable d’aide militaire étatsuniene, l’ISI s’est développé [depuis le début des années 1980] en une structure parallèle qui exerce un pouvoir énorme sur tous les aspects du gouvernement […] L’ISI disposait d’un effectif composé d’officiers militaires et du renseignement, de bureaucrates, d’agents secrets et d’informateurs dont le nombre atteindrait 150 000 personnes8. »

L’ISI collabore étroitement avec la CIA. Il continue à servir d’intermédiaire pour de nombreuses opérations de renseignement menées pour le compte de la CIA. L’ISI soutient et finance directement diverses organisations terroristes dont le réseau Al-Qaeda.

Mahmoud Ahmad 0 le chaînon manquant

Dans une entrevue accordée à ABC News vers la fin du mois de septembre (et passée à peu près inaperçue), le FBI a confirmé que le chef de bande des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta, avait été financé par des sources non identifiées du Pakistan 0 « En ce qui concerne le 11 septembre, les autorités fédérales ont affirmé à ABC News qu’elles ont pu retracer plus de 100 000 $ provenant de banques pakistanaises, qui ont été versés à deux banques de Floride dans des comptes appartenant au chef présumé des pirates de l’air, Mohammed Atta. […] Time Magazine révèle en outre qu’une partie de ces fonds sont arrivés dans les jours précédant les attentats et qu’on peut en retracer l’origine jusqu’à des personnes de l’entourage d’Oussama ben Laden. Tout cela fait partie des efforts fructueux accomplis jusqu’ici par le FBI pour remonter au commandant en chef du pirate de l’air, à ses bailleurs de fonds et à ceux qui ont planifié et orchestré les attentats9. »

Le FBI était déjà sur la piste de l’argent. Il savait pertinemment qui finançait les terroristes. Une quinzaine de jours plus tard, les conclusions du FBI étaient confirmées par l’Agence France Presse (AFP) et le Times of India qui faisaient référence à un compte rendu de renseignement indien officiel (transmis à Washington). Selon les deux articles en question, l’argent ayant servi à financer les attentats du 11 septembre avait été « télégraphié du Pakistan au pirate du World Trade Centre, Mohammed Atta, par Ahmad Umar Sheikh à l’instigation du général Mahmoud Ahmad [chef de l’ISI]10 ». Selon l’AFP (qui citait la source de renseignement) 0 « Les données que nous avons fournies aux États-Unis ont beaucoup plus d’envergure et de profondeur qu’une simple feuille de papier qui aurait relié le général malhonnête à un acte de terrorisme malencontreux11. »

L’espion en chef du Pakistan en visite à Washington

Le général Mahmoud Ahmad, présumé bailleur de fonds des terroristes du 11 septembre, se trouvait justement aux États-Unis au moment des attentats. Il y était depuis une semaine, arrivé le 4septembre pour une tournée dite de consultations régulières avec ses homologues étatsuniens. Selon le journaliste pakistanais Amir Mateen (dans un article à l’accent prophétique paru le 10 septembre)0 « La visite d’une semaine à Washington du chef de l’ISI, le lieutenant-général Mahmoud, suscite de la spéculation quant à l’ordre du jour de ses mystérieux entretiens au Pentagone et au Conseil national de sécurité. Officiellement, il effectue une visite de routine après celle que le directeur de la CIA, George Tenet, a faite à Islamabad. On apprend de source officielle qu’il a rencontré Tenet cette semaine. Il s’est aussi longuement entretenu avec des responsables non identifiés de la Maison blanche et du Pentagone. Mais sa rencontre la plus importante a été avec Marc Grossman, sous-secrétaire d’État étatsunien aux Affaires politiques. On peut facilement supposer que la discussion a surtout porté sur l’Afghanistan… et sur Oussama ben Laden. Cette visite revêt un caractère d’autant plus intéressant en raison du contexte des visites précédentes. La dernière fois que le prédécesseur de Mahmoud, Ziauddin Butt, est venu ici, sous le gouvernement de Nawaz Sharif, il a suffi de quelques jours pour tout chambouler la politique intérieure12. »

Nawaz Sharif a été renversé par le général Pervez Musharaf. Le général Mahmoud Ahmad, qui a ensuite pris la tête de l’ISI, a joué un rôle clé dans le coup d’État militaire.

Conférence de presse de Condaleeza Rice

Au cours de la conférence de presse de Condoleeza Rice tenue le 16 mai (quelques heures à peine après la parution du New York Post annonçant en manchette que Bush « savait »), un journaliste indien accrédité a posé une question sur le rôle du général Mahmoud Ahmad 0

– Madame Rice ?

– Oui ?

– Êtes-vous au courant du compte rendu voulant qu’au moment où le chef de l’ISI était à Washington le 11 septembre, 100000 $ ont été télégraphiés du Pakistan le 10 septembre à ces groupes qui se trouvaient ici dans cette région ? Et pourquoi est-il venu ici ? S’est-il entretenu avec vous ou quelqu’un de l’administration ?

– Je n’ai pas vu ce compte rendu et il ne s’est certainement pas entretenu avec moi13.

Bien qu’il n’y ait pas de confirmation officielle d’une rencontre entre le général Mahmoud Ahmad et Mme Rice, celle-ci a dû être parfaitement au courant du transfert de 100 000 $ à Mohammed Atta, confirmé par le FBI. Perdu dans le battage médiatique sur la « préconnaissance », ce document crucial quant au rôle de l’ISI dans l’agression du 11 septembre implique des membres importants de l’administration Bush dont le directeur de la CIA George Tenet, le sous-secrétaire d’État Richard Armitage, le sous-secrétaire Marc Grossman de même que le sénateur Sam Biden, président du puissant Comité sénatorial des relations étrangères (qui a reçu le général Ahmad le 13septembre)14.

Non seulement l’administration Bush a-t-elle déroulé le tapis rouge pour le présumé bailleur de fonds des attentats du 11 septembre, mais elle a en plus sollicité sa « collaboration » à la « guerre contre le terrorisme ». Les dispositions de cette « collaboration » ont été arrêtées entre le général Mahmoud Ahmad, représentant le gouvernement pakistanais, et le sous-secrétaire d’État Richard Armitage lors de réunions tenues au département d’État les 12 et 13 septembre. Autrement dit, l’administration avait décidé dans la foulée immédiate du 11 septembre de rechercher la « collaboration » de l’ISI pakistanais en vue de « traquer Oussama », malgré le fait (documenté par le FBI) que l’ISI avait financé et soutenu les terroristes du 11 septembre. Contradictoire ? C’est un peu comme si l’on demandait au diable de s’attaquer à Dracula.

La CIA porte ombrage à la présidence

Les propos de Mme Rice touchant le chef de l’ISI lors de sa conférence de presse du 16 mai sont de la dissimulation pure et simple. Au moment où le général Ahmad s’entretenait avec des dirigeants étatsuniens de la CIA et du Pentagone, il aurait également été en contact (par l’entremise d’un tiers) avec les terroristes du 11 septembre. Cela laisse entendre que des personnalités clés des milieux militaires et du renseignement des États-Unis étaient au courant de ces contacts de l’ISI avec le chef de bande de l’agression du 11 septembre, Mohammed Atta, mais qu’ils n’auraient pas réagi. Cette conclusion demeure toutefois un euphémisme. Tout indique que le directeur de la CIA, George Tenet, et le chef de l’ISI, le général Mahmoud Ahmad, avaient établi d’étroites relations de travail. Le général Mahmoud était arrivé une semaine avant le 11 septembre pour des consultations avec George Tenet.

Rappelons que le directeur de la CIA entretient aussi des relations étroites avec le président Bush. Avant le 11 septembre, Tenet avait sa rencontre quotidienne d’environ une demi-heure avec le président, à 8h tapant15. Tous les jours, à Langley, les analystes de la CIA mettent au point des notes destinées au président. Tenet apporte ce document chez lui, le soir. Il le révise personnellement et en communique verbalement la teneur au président à leur réunion matinale du lendemain16. Cette mise au point orale en matière de renseignement est une nouvelle manière de faire. Les prédécesseurs de Bush à la Maison blanche recevaient plutôt des notes écrites 0 « Entre Bush, qui apprécie les briefings faits de vive voix, et le directeur de la CIA, des rapports étroits se sont établis. Tenet est capable d’aller droit au but et même de faire dans l’irrévérence et la truculence17. »

La décision de mener la guerre

Est-ce parce qu’on était mal informé qu’on a déroulé le tapis rouge pour le bailleur de fonds des terroristes du 11 septembre, ou était-ce simplement une affaire de routine ?

Lors des séances du Conseil national de sécurité ainsi que du «cabinet de guerre » tenues les 11, 12 et 13 septembre, le directeur de la CIA George Tenet a joué un rôle crucial afin de faire approuver par le commandant en chef le lancement de la « guerre contre le terrorisme ».

Calendrier du 11 septembre

Vers 9 h45, le cortège motorisé de Bush quitte l’école primaire Booker de Sarasota. À 9 h 55, le président monte à bord de Air Force One en direction de Washington18. À la suite d’une «fausse alerte » selon laquelle l’appareil serait attaqué, le vice-président Dick Cheney exhorte Bush par téléphone (10 h 32) de ne pas atterrir à Washington. Après cette conversation, l’avion est (selon un ordre émanant de Washington) détourné (10 h 41) vers la base aérienne de Barksdale en Louisiane. Quelques heures plus tard (13 h 30), après une brève apparition à la télévision, le président est transporté à la base aérienne Offut du Nebraska, quartier général du Commandement stratégique des États-Unis.

À 15 h 30, une réunion cruciale du Conseil national de sécurité (NSC) est convoquée au cours de laquelle les membres du Conseil communiquent avec le président par vidéoconférence sécurisée en provenance de Washington19. Durant cette vidéoconférence, le directeur de la CIA George Tenet communique au président des renseignements non confirmés. Tenet se dit « à peu près certain que ben Laden et son réseau sont à l’origine des attentats »20. Le président réagit à ces nouvelles de manière tout à fait spontanée, improvisée, sans à peu près aucune discussion et, apparemment, sans en saisir toutes les conséquences.

Au cours de la vidéoconférence (de moins d’une heure), le NSC reçoit du commandant en chef le mandat de préparer la « guerre contre le terrorisme ». Sous l’impulsion du moment, le feu vert est donné par vidéoconférence à partir du Nebraska. « Nous allons trouver ces gens, a dit le président Bush. Et, je vous prie de me croire, ils vont payer cher21. »

À 16 h 36 (une heure et six minutes plus tard…) Air Force One décolle en direction de Washington. De retour à la Maison blanche, une seconde réunion du NSC au complet a lieu dans la soirée (21 h), en compagnie du secrétaire d’État Colin Powell rentré du Pérou à Washington. La réunion du Conseil (qui a duré une demi-heure) est suivie par la première réunion de ce qu’il est convenu d’appeler le « cabinet de guerre ». Celui-ci se compose d’un groupe restreint de hauts responsables et de conseillers de premier plan.

À 21 h 30, au cabinet de guerre, « on cherche à savoir si le réseau Al-Qaeda de ben Laden et les Talibans forment une seule et même entité. Tenet affirme que oui22. » À l’issue de cette réunion historique du cabinet de guerre (à 23h), l’administration Bush décide d’embarquer dans l’aventure militaire qui menace maintenant l’avenir collectif de notre civilisation.

Est-ce que Bush savait ?

Avec sa compréhension rudimentaire de la politique étrangère, Bush était-il au courant de tous les détails concernant le général Mahmoud et la « filière de l’ISI » ? Tenet et Cheney auraient-ils déformé les faits pour que le commandant en chef acquiesce à une opération militaire qui était en préparation ?

L’ironie du sort veut qu’il y ait eu une rencontre de prévue pour le 12 septembre au matin entre le sous-secrétaire d’État Richard Armitage et le général Mahmoud, bailleur de fonds des attentats du 11 septembre, afin de discuter de stratégie.

1. Cité par l’AFP, 18 mai 2002.

2. De nombreux documents confirment sans l’ombre d’un doute les liens entre Al-Qaeda et les administrations étatsunienes successives. Voir Centre de recherche sur la mondialisation, «Foreknowledge of 9-110 Compilation of key articles and documents », http0//globalresearch.ca/articles/CRG204A.html, mai 2002, section 3.

3. Congrès étatsunien, « Clinton-Approved Iranian Arms Transfers Help Turn Bosnia into Militant Islamic Base », Comité du Parti républicain, Communiqué de presse, 16 janvier 1997, http0//globalresearch.ca/articles/DCH109A.html. Voir aussi Michel Chossudovsky, « Osamagate », Centre de recherche sur la mondialisation, http0//www.globalresearch.ca/articles/CHO110A.html, 9 octobre 2001.

4. Centre de recherche sur la mondialisation, « Foreknowledge of 9-11… », op cit. Voir les articles de Isabel Vincent, George Szamuely, Scott Taylor, Marina Domazetovska, Michel Chossudovsky, Umberto Pascali, Lara Marlowe et les quotidiens macédoniens.

5. Voir « Bin Laden Whereabouts Before 9-11 », CBS Evening News avec Dan Rather ; CBS, 28 janvier 2002, Centre de recherche sur la mondialisation, http0//www.globalresearch.ca/articles/CBS203A.html ; A. Richard, « La CIA aurait rencontré Ben Laden en juillet dernier à Dubaï pendant qu’il se faisait soigner à l’Hôpital étatsunien », Le Figaro. http0//www.globalresearch.ca/articles/RIC111B

6. The Boston Globe, 5 juin 2002.

7. Fox News, 18 mai 2002.

8. Ahmed Rashid, « The Taliban0 Exporting Extremism », Foreign Affairs, novembre-décembre 1999. Voir aussi Michel Chossudovsky, « Who is Osama Bin Laden », Global Outlook, no 1, 2002.

9. Déclaration de Brian Ross au sujet de l’information lui provenant du FBI, ABC News, « This Week », 30 septembre 2001.

10. The Times of India, Delhi, 9 octobre 2001.

11. AFP, 10 octobre 2001.

12. Amir Mateen, « ISI Chief’s Parleys continue in Washington », News Pakistan, 10 septembre 2001.

13. Federal News Services, 16 mai 2002.

14. New York Times, 14 septembre 2001, «According to Biden, [Ahmad] pledged Pakistan’s cooperation ».

15. The Commercial Appeal, Memphis, 17mai 2002.

16. Washington Post, 17 mai 2002.

17. Washington Post, 29 janvier 2002.

18. Washington Post, 27 janvier 2002.

19. Ibid.

20. Ibid.

21. Ibid.

22. Ibid.

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