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Lulu 1er
N° 184 - novembre 1999

Le partage des richesses dans un monde sans violence
Anne-Marie Tremblay

La Marche mondiale des femmes en l'an 2000



Pour contrer les valeurs patriarcales et néolibérales propagées à travers la planète par la mondialisation, quoi de mieux qu'un événement international? Ce sont déjà plus de 130 pays et 2000 organismes qui, en participant à la Marche, veulent démanteler les brides du pouvoir qui sont tenues, encore aujourd'hui, par les hommes et par les riches.

Toutes les activités de la Marche des femmes en l'an 2000 tournent autour de deux problèmes0 la violence envers les femmes et la pauvreté. Ces deux thèmes sont simples, mais rassembleurs. En effet, ce sont des problèmes mondiaux qui touchent tous les peuples, tous les pays, à divers degrés.

Redistribution des richesses

Les pays en voie de développement et du Tiers-Monde font face à des problèmes de pauvreté beaucoup plus criants que les pays occidentaux. Par contre, dans tous les pays, l'écart entre les riches et les pauvres va grandissant. Les ressources techniques sont de plus en plus sophistiquées, ce qui facilite ainsi l'accès aux capitaux. Cependant, ce ne sont que les pays riches et, dans ces pays, une poignée de gens qui les contrôlent et en profitent réellement. La redistribution équitable des richesses est donc impérative aujourd'hui.

« Le revenu des pays les plus riches est aujourd'hui 59 fois celui des pays les plus pauvres (contre 30 fois en 1960) ! Il en va de même pour les individus 0 l'écart entre la tranche des 20 % de la population mondiale la plus riche et la tranche des 20 % la plus pauvre a doublé », explique-t-on dans le document portant sur les revendications de la Marche. Ce sont les femmes les premières victimes de ce mauvais partage des richesses.

(http0//www.ffq.qc.ca/marche2000/fr/cahier/c_03.html)

Par ses actions, la Marche des femmes dénonce donc les écarts entre les hommes et les femmes, le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, les riches et les pauvres, les jeunes et les personnes plus âgées, les habitants des villes et des campagnes. Parmi les revendications internationales se retrouvent plusieurs moyens concrets de redistribuer les ressources internationales aux plus pauvres et aux plus défavoriséEs de la planète. Par exemple, l'élimination de la dette des pays du Tiers-Monde, la création par tous les États d'une loi-cadre contre la pauvreté et l'application de la taxe Tobin, (taxe de 0.1% sur les transactions financières) sont prévues. (1)

La violence omniprésente

Les femmes vivent encore dans l'oppression et ce, simplement parce qu'elles sont nées femmes. Partout, le patriarcat a de puissants tentacules qui oppriment les femmes. À travers le monde, des femmes sont violées, tuées, insultées, prises en otage, excisées, victimes d'inceste, traitées en sorcières, vendues, prostituées, agressées, battues, mutilées, menacées, traitées en objet, rabaissées, intimidées, appauvries, enfermées, abusées, répudiées, harcelées, etc. Les revendications de la Marche proposent donc d'éliminer cette violence ou du moins de donner aux femmes des outils pour se protéger.

Les événements

C'est au mois d'octobre 1998 que s'est déroulée, à Montréal, la rencontre préparatoire de la Marche. Plus de 150 déléguées des cinq continents y ont décidé des revendications internationales. Ce sont donc six revendications concernant la pauvreté et onze concernant la violence qui ont été ratifiées. Chaque pays devra ensuite décider de ses propres revendications, au niveau national.

Les événements de la Marche débuteront le 8 mars 2000, lors de la Journée internationale de la femme. Ensuite, des actions, des manifestations et des campagnes d'éducation populaire seront tenues jusqu'au 17 octobre 2000, Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. C'est à cette date que les femmes se rassembleront à New York, devant les Nations Unies, afin de réclamer leur dû0 une vie équitable et sans violence.

(1) Pour plus de renseignements0 http0//www.ffq.qc.ca/marche2000/

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