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Lulu 1er
N° 184 - novembre 1999

LE COMPTE À REBOURS COMMENCE !
Françoise David*
Octobre 1999. Dans un an nous serons à la veille de marcher avec les femmes d'Afrique, d'Amérique latine, d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord... Avec les femmes du monde.

Unies dans un grand mouvement planétaire, nous saurons que le prochain siècle verra les femmes partout à travers le monde devenir des citoyennes à part entière. Le contraire ne peut plus être permis.

Dans 138 pays, des groupes de femmes travaillent à préparer cet événement unique. Et déjà, la Marche mondiale de l'an 2000 imprègne nos vies, nous remplit d'espoir, nous donne envie de mieux connaître et de mieux comprendre les réalités diverses dans lesquelles s'inscrivent les vies des femmes du Nord et du Sud.

Au Québec, les groupes de femmes s'activent, se mobilisent, réfléchissent à des revendications et à des actions. L'heure est à la concertation et à la mobilisation.

L'enthousiasme que suscite le projet va au-delà de nos espérances. À l'heure actuelle, plus de 2 250 groupes ont manifesté leur intérêt à participer à la Marche mondiale des femmes. Les groupes participants s'engagent à réaliser trois actions 0

- recueillir un appui massif des femmes – et des hommes qui les soutiennent – à travers le monde aux revendications visant l'élimination de la pauvreté et de la violence faite aux femmes. Cet appui prendra la forme d'une carte postale, et sera accompagné de campagnes locales d'éducation populaire ;

- définir des revendications nationales et organiser une marche ou d'autres types d'actions dans leur pays pour exiger des changements de leur gouvernement ;

- organiser leur participation à un rassemblement international devant les bureaux de l'ONU à New-York le 17 octobre de l'an 2000 et, pour la majorité des femmes qui ne pourront s'y rendre, prévoir un geste symbolique d'appui.

La marche commence dès maintenant. En effet, nous devons poser des gestes concrets d'appui aux femmes victimes de discrimination ou de conflits dans le monde. Avant-hier, le Kosovo, hier le Timor oriental, toujours, l'Afghanistan où les femmes ont à peine le droit d'exister, demain, quoi ? Toutes ces femmes sont nos soeurs, elles ont besoin de notre solidarité. Celle-ci peut s'exprimer de diverses façons 0 entraide, partage de groupe à groupe, dénonciations publiques, demandes adressées à nos gouvernements pour construire la paix, etc. La solidarité avec les femmes du monde, c'est aussi la lutte ici-même contre toutes les formes de racisme et de discrimination dont sont victimes les immigrantes et les réfugiées.

Unies, créatrices, mobilisées, nous construisons chaque jour un monde nouveau.

* Présidente de la Fédération des femmes du Québec

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