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Lulu 1er
N° 184 - novembre 1999

Le Front commun est plus que nécessaire
Pierre Klépock
Pour la défense des services sociaux, les revendications du Front commun CSN, CEQ, FTQ, sont plus que raisonnables et nécessaires 0 des services à la population et des emplois de qualité. L'accessibilité aux services publics est menacée par les privatisations, tant dans la santé qu'en éducation. Bouchard préfère protéger les profiteurs vautrés dans la richesse, sans se soucier des besoins du Monde ordinaire.

Depuis plusieurs années, en raison des compressions budgétaires pour atteindre le " déficit zéro ", nous assistons à une déshumanisation des soins et des services de santé, à une dégradation des services de soutien et de l'enseignement dans le réseau scolaire, à un glissement des services sociaux vers le secteur privé avec des coûts plus élevés.

Comme aux USA

C'est très grave ce qui arrive. Le gouvernement Bouchard a pris la décision de foutre en l'air tous nos programmes sociaux Il nous fabrique une médecine pour les pauvres et une médecine pour les riches, à la manière des USA. Il faudra pour les familles ouvrières modestes se fendre en quatre pour se payer une couverture sociale convenable. Il faut arrêter l'acharnement du patronat et du gouvernement à nous faire retourner trente ans en arrière dans tous les domaines de l'acquis social.

Les demandes syndicales

Maintenant que le déficit zéro est atteint, le Front commun demande un réinvestissement dans les services sociaux, en mettant fin aux coupures sauvages. Les syndicats réclament, avec raison, de meilleures conditions normatives de travail, notamment le maintien des effectifs, la réduction des charges de travail, le frein à la sous-traitance ainsi que la diminution de la précarité et de meilleurs salaires.

Les demandes salariales (11,5 % sur trois ans), déposées depuis 14 mois, visent à rattraper le retard salarial sans précédent du secteur public par rapport au secteur privé syndiqué. Rappelons que le gouvernement a satisfait son obsession du déficit zéro sur le dos des salariés de l'État. Par ses demandes légitimes, le Front commun refuse l'appauvrissement de milliers de personnes au Québec. Comme on dit, la santé ça n'a pas de prix et l'éducation c'est l'avenir.

Répondre aux besoins

Les demandes syndicales sont directement liées aux besoins de la population qui ont recours aux services publics, qu'il s'agisse d'une école, d'un cégep, d'un centre hospitalier, d'un CLSC, des centres jeunesses, de l'aide juridique, etc. Mais le gouvernement Bouchard croit bêtement qu'on peut gérer les besoins des personnes et les êtres humains comme de la marchandise. Il aime mieux répondre aux besoins des " patrons ", en opposant une réduction d'impôt à un réinvestissement dans les services sociaux. Avant d'accepter aveuglément, il faut se convaincre d'au moins une chose 0 jusqu'à présent, en cas de coup dur de santé, pour soi ou les siens (et qui est à l'abri ?), nous serons pour l'essentiel soignés par les moyens les plus efficaces, que l'on soit pauvre ou riche, même si l'égalité est loin d'être parfaite.

Seule l'union fait la force

Alors que règne en maître la loi du profit, rien n'est acquis. Nos programmes sociaux sont remis en question et nous appelons le Monde syndical à s'unir, pour défendre les valeurs de dignité, d'égalité et de solidarité de classe. Nous devons agir pour nous assurer que les richesses, fruits du travail des hommes et des femmes, financent le progrès social et le bien-être collectif. Seul un Front commun de tous les syndicats peut s'opposer aux politiques néolibérales et au coup de force de Bouchard. Déjà, en bon démocrate, il menace d'adopter une loi spéciale, sans même avoir commencé les négociations, pour mettre au pas les 415 000 travailleuses et travailleurs du secteur public. Et comme tout bon patron, il s'attaque au droit de grève, aux libertés syndicales et aux moyens de défense collective. Voilà ce qui s'appelle respecter les droits de l'homme.

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