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Faut-il croire les sondages?
N° 187 - mars 2000

Les femmes se donnent une voix en environnement
Nathalie Marois
Le 5 février dernier se tenait à Montréal l'assemblée de fondation du Réseau des femmes en environnement (RQFE). Une centaine de femmes issues des milieux syndical, universitaire, environnemental, gouvernemental, communautaire et de simples citoyennes concernées par le lien entre la santé des femmes et l'environnement y ont pris part.

Le réseau vise à donner un espace et une voix aux femmes préoccupées par la santé environnementale et à améliorer leur capacité d'agir sur des enjeux encore trop mal connus. À en juger par la participation et l'enthousiasme des personnes présentes, cette initiative répond à un besoin manifeste chez les femmes d'être mieux informées sur ces questions.

Plus de 500 produits chimiques qui n'existaient pas au début du siècle sont aujourd'hui présents dans le corps humain. De toute évidence, la contamination chimique a des incidences sur la santé des femmes. Des études ont confirmé le lien entre l'exposition à certains contaminants et le cancer du sein, qui progresse de 1% par année. Cependant, beaucoup reste à faire notamment en matière d'information et de recherche scientifique sur la question de l'exposition environnementale et la santé des femmes.

De l'avis de Donna Mergler, conférencière invitée et professeure titulaire au département des Sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal, les travailleuses sont généralement exclues des études sur l'exposition aux contaminants en milieu de travail, notamment parce qu'elles forment un groupe plus difficile à étudier pour des raisons biologiques (ménopause) et socio-économiques (emplois précaires).

Bloquer l'action des hormones

Les " perturbateurs endocriniens " ont été peu étudiés jusqu'à maintenant. Mais, leurs effets à long terme sur la santé des femmes seraient très dommageables. Comme le nom l'indique, les substances chimiques regroupées sous ce terme ont pour effet d'empêcher la production ou de bloquer l'action des hormones. Répandues dans l'environnement, ces substances, dont certaines sont reconnues cancérigènes, sont transmissibles de la mère à l'enfant lors de la gestation et de l'allaitement. " Le stade foetal est la période où l'être humain est le plus susceptible d'être contaminé par des produits chimiques " affirme Elizabeth May, conférencière invitée et directrice de Sierra Club Canada.

À peine mis sur pied, le RQFE a déjà élaboré des priorités d'action pour l'année en cours. Il faut dire qu'en matière de santé comme dans d'autres domaines, les femmes ont encore beaucoup de pain sur la planche. Toutefois, tous les espoirs sont permis à en juger par le dynamisme et le professionnalisme des membres qui composent ce nouveau réseau. Longue vie à celui-ci!

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