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De Gaulle le Québécois
N° 191 - juillet 2000

Amnistie dénonce l’OTAN
Pierre Dubuc
Amnistie internationale a accusé l’OTAN d’avoir violé à plusieurs reprises le droit de guerre lors de sa campagne aérienne contre la Yougoslavie et a demandé que les responsables de ces violations soient traduits en justice.

À titre d’exemple, Amnistie a qualifié d’«attaque délibérée contre un objectif civil» les frappes contre les bâtiments de la radio et de la télévision serbes à Belgrade au cours desquels 16 civils ont trouvé la mort. Au total, Amnestie évalue entre 488 et 527 le nombre de civils tués lors de l’opération militaire. L’OTAN n’a jamais donné d’estimation.

En réponse aux accusations d’Amnistie, l’OTAN s’est replié derrière le Tribunal pénal international qui a blanchi l’organisation de tout crime de guerre. Sa procureure, Mme Carla del Ponte, a estimé que l’OTAN n’avait commis aucune violation du droit international qui justifierait des poursuites. Le Tribunal pénal international, financé en majeure partie par les États-Unis, apparaît de plus en plus comme un organisme fantoche.

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