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Harper et les élections québécoises
N° 327 - mars 2014
Décès mystérieux de quatre hauts dirigeants bancaires de Wall Street
La plus grande combine à la Ponzi de l’histoire
Michel Chossudovsky
JPMorgan Chase est l’artisan inavoué de la fraude, de la corruption, ainsi que de la plus grande combine à la Ponzi de l’Histoire. Son but était clair : s’approprier la richesse en manipulant le marché.

« Le mois dernier, JPMorgan Chase a reconnu avoir facilité la plus grande combine à la Ponzi de l’histoire en fermant les yeux sur les agissements de Bernie Madoff, lequel a effrontément transformé son compte bancaire commercial chez JPMorgan Chase en une opération de blanchiment d’argent sans précédent qui aurait déclenché l’alarme dans n’importe quelle autre banque.

« Le département de la Justice des États-Unis a permis à JPMorgan de payer 1,7 milliard de dollars et de signer un accord de poursuite différée. Cela signifie qu’encore une fois, personne chez JPMorgan n’ira en prison. La grande question à laquelle personne ne peut ou ne va répondre est de savoir comment le personnel juridique, chargé de la conformité et de la lutte contre le blanchiment d’argent chez JPMorgan, a pu ignorer pendant des années des centaines de transferts et des milliards de dollars faisant l’aller-retour entre les comptes de Madoff et de Norman Levy.

« Même une seule manœuvre du genre devrait déclencher une enquête. (Levy est maintenant décédé et le fiduciaire des victimes de Madoff a conclu une entente avec la succession.) » (Pam Martens, Russ Martens, JP Morgan Vice President’s Death Shines Light on Bank’s Close Ties to the CIA, WallStreetParade.com 12 février, 2014)

Afin de mettre en œuvre ses diverses opérations financières, JPMorgan Chase ne contrôle pas seulement des politiciens haut placés. La banque se sert aussi des retraités de la politique.

Après avoir quitté ses fonctions de premier ministre, Tony Blair a été nommé à un poste de conseiller principal chez JPMorgan Chase. Ses honoraires de consultant à temps partiel ont été initialement fixés à un modeste montant de 500 000 livres sterling par année (750 000 dollars). Ils ont ensuite grimpé à 2 millions de livres.

Tony Blair devait utiliser son réseau de copinage et de relations politiques en Grande-Bretagne et au Moyen-Orient pour servir les intérêts de JPMorgan Chase. Il a travaillé étroitement avec le PDG Jamie Dimon, lequel a récemment fait l’objet de controverse.

« Nous menons nos activités partout dans le monde, a déclaré Jamie Dimon, et Tony Blair va apporter à nos dirigeants et à nos clients une perspective mondiale unique, inestimable, et d’une importance cruciale en cette période difficile. Notre entreprise bénéficiera grandement de ses connaissances et de son expérience » (Communiqué de presse de JPMorgan, janvier 2008.)

Il est à noter qu’en 2003, après l’invasion de l’Irak, et alors que Tony Blair était premier ministre, JPMorgan Chase a été désignée pour diriger la Banque commerciale d’Irak.

Bref, Tony Blair est un criminel de guerre qui entretient des liens avec un réseau bancaire frauduleux.

Récemment, le 28 janvier, un vice-président de JPMorgan Chase au Royaume-Uni, Gabriel Magee, a été retrouvé mort sur le toit de l’édifice de 33 étages, où se situe, au 9e étage, le siège de la banque en Europe, dans la section Canary Wharf de Londres.

Le 10 février, Ryan Henry Crane, 37 ans, un autre haut dirigeant chez JPMorgan Chase, est mort dans des circonstances mystérieuses. Crane était responsable des opérations programmées mondiales de JPMorgan.

La mort de Crane survient après « une vague de suicides » sur une période de 6 semaines, mettant en cause trois banquiers de renom, dont Gabriel Magee de JPMorgan, l’ancien économiste de la Réserve fédérale Mike Dueker et William Broeksmit, un ancien haut dirigeant de la Deutsche Bank trouvé pendu dans sa maison, « sa mort ayant l’apparence d’un suicide ». Selon les reportages, Broeksmit était lié au processus de manipulation des marchés des changes.

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