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N° 324 - novembre 2013

Entente historique : première convention aux Dépanneurs Couche-Tard
Maude Messier
La campagne de parrainage des employés des dépanneurs Couche-Tard par des militants de la CSN, les incursions dans les assemblées d’actionnaires, et les divers recours juridiques auront finalement permis d’avoir gain de cause : les quelque 70 employés syndiqués des dépanneurs Couche-Tard ont entériné leur toute première convention collective.

« On n’a pas signé dans le doute; on signe dans l’enthousiasme », d’indiquer le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’encre de la ratification de l’entente, signée tout juste avant la conférence de presse de la CSN, n’était pas encore sèche que l’organisation annonçait sa fierté d’en être arrivée à un règlement négocié, au terme de ce qui aura été un véritable bras de fer de plus de deux ans.

Jacques Létourneau n’a pas hésité à qualifier cette entente d’« unique » et d’« historique », soulignant qu’il s’agit d’une première en Amérique du Nord pour ce secteur d’activité riche en emplois atypiques, largement non syndiqués, où « le droit à la reconnaissance du droit à la syndicalisation n’est pas facile ».

Au printemps dernier, alors que les différentes négociations en cours dans les dépanneurs syndiqués pour l’obtention d’une convention collective n’aboutissaient à rien, des négociations en parallèle, entre la direction de l’entreprise et la CSN, ont été amorcées pour explorer la possibilité d’un règlement à la satisfaction de toutes les parties.

Entérinée à l’unanimité, l’entente touche cinq dépanneurs franchisés et un établissement corporatif. Si elle ne lie pas les parties dans les futurs cas de syndicalisation, il apparaît évident que la CSN voudra l’utiliser comme entente type.

À moins que Couche-Tard ne choisisse de hausser les conditions de travail de l’ensemble de ses employés au plancher des conditions négociées avec la CSN pour éviter de faire face à une recrudescence de la syndicalisation de ses employés.

« Nous souhaitons que cette entente ait des retombées pour tous les salariés de Couche-Tard », de répondre Serge Fournier, président de la Fédération du commerce (CSN), ajoutant que les portes sont toujours ouvertes pour les employés désireux de se syndiquer.

Les employés bénéficieront de gains substantiels au chapitre de la santé et de la sécurité, notamment d’un suivi psychologique lors d’agressions armées, ainsi que d’un dispositif de verrouillage à distance des portes des magasins.

D’une durée de trois ans, l’entente établit une échelle salariale. Une augmentation de salaire annuelle de 2 % sera octroyée à ceux qui se trouvent à l’échelon supérieur. Les hausses, de même qu’un montant forfaitaire de 0,25 $ l’heure travaillée, sont rétroactives à la date d’accréditation syndicale.

D’une durée de trois ans, la convention introduit le principe de l’ancienneté, à la demande des employés, pour l’attribution des horaires, la durée et l’octroi des vacances, ainsi que le nombre de jours de congé, sources récurrentes d’iniquités.

L’entente comprend également une contrepartie jugée « entièrement satisfaisante » par la CSN pour les 24 salariés des deux Couche-Tard de Montréal qui ont été fermés.

À noter que l’entente dispose également de l’ensemble des plaintes faisant l’objet de litiges entre les parties.

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