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Au travail, le français plafonne
N° 193 - octobre 2000

La démocratie en marche
Jacques Larue-Langlois
Toutes les religions sont bonnes, sauf la laïque

La secrétaire d’État aux affaires extérieures des États-Unis, Madeleine Albright, déclarait, il y a quelques semaines, que la laïcité absolue prônée par la France en particulier – et par la plupart des autres gouvernements européens – brimait l’exercice des religions et constituait une entrave à la liberté de culte. Pour tout dire, il serait intéressant de connaître la réaction de Mme Albright (et de tous les Américains bien-pensants) à l’affirmation ouverte d’Islamistes, insistant pour porter le tchador dans les écoles. Car c’est bien là que mène l’autorisation de pratiques religieuses publiques. À moins qu’il n’y ait qu’une bonne religion et que toutes les autres soient mauvaises, comme le rappelait gentiment Jean-Paul II, au début du mois dernier.

Qui protégera les travailleurs du virus de la CSST ?

« La CSST et les employeurs ont bel et bien réussi à mettre à leur service une poignée de médecins serviles, grassement payés, dont la fonction première est de contredire l’opinion des médecins traitant les travailleurs et travailleuses, compromettant ainsi leur santé et leurs droits. »

L’accusation, portée dans un récent numéro du Journal de l’uttam (Union des travailleurs et travailleuses accidenté-e-s de Montréal), repose sur des informations obtenues par ce regroupement, auprès du ministère du Travail du Québec et portant sur les statistiques, au cours des dernières années, concernant les lésions professionnelles.

On y note entre autre que, depuis 1994, la CSST (Commission de santé et de sécurité au travail) elle-même a déposé deux fois plus de contestations que les employeurs. Ainsi, pour la seule année 1999, on dénombre 6233 contestations émanant de la CSST et 2 995 émanant des employeurs. Phénomène étrange si on pense au fait que la CSST est un organisme de surveillance visant à la protection des travailleurs auxquels des employeurs négligeants imposent souvent des conditions de travail contraignantes et dangereuses.

Les dossiers contestés sont soumis à des évaluations médicales réalisées par des médecins arbitres du BEM (Bureau d’évaluation médicale), lesquels sont choisis par le ministère du Travail. En 1999, le ministère a désigné 94 médecins aptes à remplir ces tâches. Dans les faits, neuf d’entre eux ont réalisé plus de 40 % de toutes les évaluations médicales entreprises (3 701 sur 8884). À lui seul, le docteur Pierre-Paul Hébert a procédé à 7 % de toutes ces révisions de dossier, ce qui lui a rapporté au minimum 213 200 $ pour cette seule année. Ce qui, comme le souligne Roch Lafrance, auteur de l’article du Journal de l’uttam, « fait tout de même une rondelette somme pour un “ side line ” ». Espérons au moins que ce praticien reconnaissant souscrit généreusement à la caisse du Parti québécois.

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