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PKP : L’aberration fait son entrée dans la gouvernance souverainiste
N° 319 - mai 2013
L’appui à l’indépendance, majoritaire chez les francophones depuis 1995
Vers une grande coalition de la société civile
Gilbert Paquette*
La grande assemblée des États généraux sur la souveraineté du 6 avril 2013 nous a fourni la preuve tangible qu’au delà de nos allégeances partisanes, il y a entre chacun de nous un ciment bien solide, celui de la quête de la liberté, d’une véritable démocratie, de l’indépendance de notre pays.

Si les dernières années ont pu laisser croire que le mouvement vers notre émancipation nationale ralentissait, aujourd’hui nous savons que ce n’est qu’une question de temps et d’organisation pour se donner un deuxième souffle. Comme disait notre poète national, Gaston Miron « tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire », et nous avons défini ce samedi-là les moyens de la faire.

Tous ceux qui ont participé à l’assemblée du 6 avril ont souligné l’enthousiasme, le vent nouveau, la volonté d’engagement et la détermination qui s’y sont manifestés. Même si l’alliance entre partis souverainistes semble difficile sur le plan électoral, l’alliance entre les militants des différents groupes de la famille souverainiste est solide autour de l’objectif.

Les 630 délégués de toutes les régions du Québec, de tous les partis politiques, de la plupart des mouvements souverainistes ou sociaux apportent un démenti éclatant à tous ceux qui aiment bien se moquer ou se désoler de la division des indépendantistes. Cette division, elle est électorale comme c’est le cas en Écosse ou en Catalogne où coexistent plus d’un parti pour l’indépendance.

Au contraire, le 6 avril, nous avons fait preuve de convergence et de solidarité au delà des divisions électorales. C’est cette union autour de l’objectif principal que le Conseil de la souveraineté se doit de consolider maintenant autour des États généraux sur la souveraineté.

L’assemblée, réglée au quart de tour, a défini les orientations de la phase II des États généraux sur la souveraineté qui toutes misent sur l’action de la société civile et des citoyens pour remettre au cœur du débat public la question fondamentale de notre émancipation nationale.

Il importe en effet de mettre fin à la confusion qui existe entre cette question existentielle et l’appui ou le rejet des politiques de tel ou tel parti dans le cadre provincial qui nous est imposé de l’extérieur.

L’appui à la souveraineté ou à l’indépendance est un objectif beaucoup plus large. D’ailleurs, l’appui à la souveraineté dépasse celui accordé à chacun des partis. Simplement en additionnant les votes pour du Parti Québécois, de Québec solidaire et d’Option Nationale à la dernière élection et dans les plus récents sondages, on obtient un total de plus de 40 %, et donc plus de 50 % de la population francophone, sans compter les appuis à la souveraineté égarés à la CAQ ou au parti vert.

Cela signifie une chose incroyable : même sans promotion ou presque de la souveraineté depuis le référendum de 1995, l’appui à l’indépendance demeure majoritaire chez les francophones.

Dans tous les pays qui ont atteint leur indépendance, un mouvement populaire non partisan a pavé la voie. Il faut sortir des rangs partisans pour parler aux citoyens de notre avenir collectif, de citoyen à citoyen.

Pour mettre l’accent sur l’indépendance, il faut cesser d’agir et de discourir les yeux braqués sur l’action partisane. Ce n’est pas notre rôle de défendre toutes les politiques gouvernementales ou de faire la promotion de tel ou tel parti. Il y a des appareils en place et bien financés pour cela.

Concentrons plutôt nos énergies à convaincre nos concitoyens de la nécessité de notre émancipation nationale. Donnons-nous les moyens de concerter les organisations de la société civile, avec l’appui des partis politiques souverainistes, pour créer cette grande coalition de la société civile pour l’indépendance nationale.

*Président du Conseil de la souveraineté du Québec

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