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Je veux qu’on m’enseigne pas qu’on me saigne
N° 308 - avril 2012
Madeleine Parent (1919-2012)
Une grande dame nous a quittés
Pierre Dubuc
Madeleine Parent était une amie de l’aut’journal. À l’occasion, elle nous donnait un coup de fil pour nous féliciter d’un article. Elle ne manquait pas non plus de nous critiquer, quand elle en sentait la nécessité. C’est pour cela que nous pouvons affirmer que c’était une amie.

En juin 2006, à la veille de sa participation à une assemblée publique du SPQ Libre, qu’elle co-présidait, avec Michel Chartrand, elle accordait une de ses dernières entrevues à notre journaliste Vincent Larouche. Elle y livrait un double message en faveur de l’unité syndicale et politique.

Elle fustigeait les syndicats pour être tombés dans le piège que leur avait tendu Monique Jérôme-Forget, qu’elle surnommait la Margaret Thatcher du Québec, en imposant arbitrairement et unilatéralement de nouvelles accréditations syndicales avec la Loi 30.

« Les syndicats se sont maraudés les uns les autres, juste avant les négociations. C’était un plan pour qu’ils se battent entre eux au moment où ils avaient le plus besoin de solidarité. »

Elle trouvait que les syndicats qui voulaient quitter leur centrale « faisaient fausse route » et plaidait même pour que les indépendants réintègrent une centrale syndicale. (Ils se sont regroupés depuis au sein du SISP).

« Il faut faire des efforts importants au nom de la solidarité, qui est absolument essentielle pour pouvoir avancer et cesser d’être la cible des attaques », déclarait-elle à notre ­journaliste.

Au plan politique, elle définissait un objectif qui, malheureusement, est toujours d’actualité : se débarrasser des gouvernements antisyndicaux de Stephen Harper et de Jean Charest.

Elle se disait favorable à une participation du mouvement syndical au processus politique, « pourvu que ce soit libre ! » Et de préciser : « Je n’ai jamais été d’accord avec le principe du NPD qui prenait un montant d’argent directement sur les cotisations syndicales, mais je suis d’accord pour qu’on incite les gens à cotiser volontairement et à s’engager dans les campagnes électorales. »

« Ce que je déplore, poursuivait-elle, c’est que nous avons maintenant deux partis indépendantistes qui vont se partager les votes au Québec. Je crois que c’est un grand soulagement pour les libéraux, et même pour Harper. Si on veut gagner et porter au pouvoir un parti souverainiste, ça ne se fera pas en divisant les votes ! »

En espérant que le message de Madeleine Parent lui survive longtemps !

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