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Le sundae des Amériques
N° 198 - avril 2001

D’une lune à l’autre
Élaine Audet
Toutes à Québec au Vieux-Port, le samedi 21 avril

Au plan de la sécurité, il faut savoir que la manifestation se déroulera loin du fameux périmètre autour de Québec. Les groupes participants auront leur propre service d’ordre. Les pouvoirs en place font tout pour nous intimider, mais notre présence massive montrera que nous sommes FORTES ET DÉTERMINÉES PLUS QUE JAMAIS à ne pas laisser qui que ce soit décider pour nous de notre avenir.

La mondialisation, ça nous regarde !

En tant que femmes, nous y serons parce que la mondialisation, ça nous regarde, comme le dit l’extrait de la lettre de la Marche mondiale des femmes aux dirigeants du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale en octobre 2000, que nous publions ci-dessous.

« La mondialisation affecte les femmes d’une autre manière que les hommes. Sinon pourquoi l’immense majorité des personnes pauvres de la planète seraient-elles des femmes ? […] Pourquoi “ la croissance ” continue-t-elle de s’appuyer largement sur le travail invisible, non reconnu et non rémunéré des femmes ? Pourquoi la traite des femmes des pays pauvres vers les pays riches s’est-elle accrue ? Pourquoi la prostitution fait-elle partie des stratégies de “ développement ” et des moyens de récupérer des devises de plusieurs gouvernements ? Non à la marchandisation de nos corps et de nos esprits ! Nous ne voulons pas d’une vie d’esclaves pour nos enfants ! »

L’Ordre de la Cravate

Il faudrait inventer un nouveau prix pour Denise Bombardier. Par exemple « le Mâle d’or » ou « l’Ordre de la Cravate ». Ce prix lui serait décerné pour avoir fait prévaloir le masculin sur le féminin dans la langue comme dans les idées, en promouvant l’idéologie de la non-idéologie, laquelle signifie simplement l’idéologie dominante, en l’occurrence patriarcale et néolibérale. Ainsi, elle se fait forte d’affirmer en toutes occasions que les femmes sont incapables d’être solidaires, à preuve le manque de solidarité des députées péquistes envers Pauline Marois. Elle prend pour règle l’exception que constituent les quelques femmes admises à partager le pouvoir masculin et qui ne seraient pas restées là, si elles n’avaient accepté de devenir des « hommes politiques» comme les autres. Il lui est impossible de tourner les yeux, ne serait-ce qu’un instant, du côté des femmes ordinaires pour prendre acte, notamment, de leur solidarité lors de la Marche mondiale qui a mobilisé 6000 groupes de femmes répartis dans 161 pays et qui a donné lieu à la plus importante manifestation de femmes dans l’histoire du Québec, soit 30 000 femmes à Montréal et plus de 10 000 en région. Mais la règle de prévalence du masculin ne souffre aucune exception. Qu’importe s’il s’agit de nier ou d’occulter la réalité. Madame Bombardier sait qu’en bout de ligne, elle aura droit aux privilèges de ceux qu’elle sert avec tant de zèle.

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