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Le capitulard
N° 287 - mars 2010

Le capitulard
Pierre Dubuc
Michael Ignatieff et toute la presse fédéraliste ont salué la déclaration de Lucien Bouchard affirmant que « l’indépendance n’est pas réalisable ». Pourtant, en 1995, au lendemain du référendum, le Canada anglais tremblait de frayeur lorsque Bouchard a remplacé Parizeau à la tête du Parti Québécois.

On s’attendait à ce que le politicien le plus populaire du Québec déclenche rapidement des élections en promettant la tenue d’un nouveau référendum. Les sondages démontraient que les Québécois, choqués par les allégations de fraude du camp du Non, désiraient un match revanche.

Plutôt que d’enclencher le processus qui aurait pu mener à l’indépendance, Bouchard s’employait à rassurer les anglophones réunis au Centaur, à déclarer la guerre aux « purs et durs » de son parti et à immoler la coalition des Partenaires pour la souveraineté sur l’autel du Déficit zéro.

Des observateurs de la scène politique canadienne affirment que Bouchard a capitulé devant les menaces de partition brandies par Ottawa. Aujourd’hui, Bouchard lui-même reconnaît qu’il s’est mis à genoux devant Wall Street. Une job d’avocat senior chez Davies Ward Phillips & Vineberg, ça se mérite !

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