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Le français pour tout le monde
N° 285 - décembre 2009

Un cocktail explosif : alarmisme et paranoïa
Julie Lévesque*
La plupart des médias traditionnels se rallient aveuglément à l’alarmisme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant la grippe A (H1N1), sans remettre en question ses données approximatives.

De son propre aveu, l’OMS reclasse couramment un nombre élevé de cas commun d’influenza dans la catégorie de la grippe A (H1N1).

Les médias rejettent toute remise en cause de la présumée pandémie et de la pertinence de la vaccination de masse. Alors, les gens qui s’interrogent trouvent des réponses ailleurs que dans les médias traditionnels, notamment sur des sites internet indépendants.

À maintes reprises, les médias traditionnels ont affirmé, sans aucune nuance, que les informations qu’on trouve sur internet ne sont rien d’autre que des « délires paranoïaques ».

Pour légitimer cette affirmation, le réseau francophone de Radio-Canada se prête au jeu qu’il prétend dénoncer : la désinformation. Le décès du jeune Evan Frustaglio constitue un bel exemple du «virus de la peur» qui a infecté les médias.

La mort de cet adolescent de 13 ans qui aurait souffert de méningite a été attribuée au virus H1N1, sans qu’on ait pratiqué d’autopsie. Ce décès permet de remettre en question les diagnostics. Au Royaume-Uni, de nombreux cas de méningite ont été diagnostiqués comme étant des cas de grippe A (H1N1), des erreurs qui se sont avérées fatales pour certains.

Au mois de novembre, l’émission Enquête à Radio-Canada présentait un reportage intitulé « Le Virus de la peur » d’une éthique et d’une objectivité journalistiques douteuses, sur ce qu’ils appellent le « mouvement anti-vaccination » au Québec.

Les journalistes ont soigneusement choisi des extraits d’une conférence truffés d’effets visuels et sonores apocalyptiques pour discréditer toute remise en question du véritable « virus de la peur » qu’ils alimentent depuis le début.

Cette conférence était vraisemblablement organisée par des adeptes de la biologie totale, une médecine controversée à laquelle on a associé, avec un léger bémol en fin de reportage, tous ceux qui expriment des doutes envers cette supposée pandémie et les moyens employés pour y faire face.

Le docteur Poirier, directeur de la santé publique du Québec, pour qui tout doute sur la vaccination n’est que « théorie du complot », était la seule personne interviewée par les journalistes.

Pourquoi avoir choisi un groupe marginal, soutenant une idéologie particulièrement controversée, pour représenter toutes les personnes qui se posent des questions ? Pourquoi ne pas avoir cité les études pertinentes examinant les effets néfastes des vaccins ?

Car de telles études existent et sont citées dans le livre de Sylvie Simon Vaccins, Mensonges et Propagande. Pourquoi ne pas avoir montré des extraits du documentaire Silence on vaccine ! de Lina B. Moreco, dans lequel on nous informe des troubles neurologiques liés à la présence de thimérosal dans les vaccins infantiles et dont la seule expérimentation chez l’humain de cet agent de conservation à base de mercure, présent dans le vaccin Arepanrix utilisé au Canada pour contrer le H1N1, a été effectuée en 1929 ?

Pourquoi ne pas avoir donné l’heure juste sur les conséquences de ce virus, qui s’avère moins fatal que celui de la grippe saisonnière, comme le mentionne le docteur Eisman du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine de Montréal ?t

*L’auteure est collaboratrice à Mondialisation.ca

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