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Petit sarko, grand paul
N° 267 - mars 2008
Le président Hashim Taci est un criminel reconnu
Pourquoi les États-Unis s’obstinent-ils à l’endosser ?
Michel Chossudovsky
Les États-Unis et l’Union européenne donnent leur appui au gouvernement du Kosovo dirigé par un criminel reconnu, le Premier Ministre Hashim Thaci.

Le poste de Premier Ministre a été créé dans le cadre des institutions pour la mise en place d’un gouvernement autonome (IPGA) établi par l’Administration intérimaire de la mission des Nations Unies au Kosovo (UNMIK).

Sous le mandat des Nations Unies, les objectifs d’un gouvernement provisoire étaient de « disposer d’un gouvernement démocratique autonome » en attendant une décision concernant le statut politique du Kosovo.

Ce que cela signifie, c’est que les Nations Unies ont non seulement établi les bases pour un gouvernement kosovar « indépendant » en violation avec le droit international, mais qu’elles ont mis en place un gouvernement du Kosovo formé par des membres d’un syndicat criminel.

Tous ces présidents qui se sont succédés, Ramush Haradinaj, Agim Ceku et Hashim Thaci, sont des criminels de guerre.

La Parti démocratique du Kosovo, dirigé par l’ancien commandant de l’Armée de Libération du Kosovo, Hashim Thaci, est essentiellement le produit de l’ancienne armée de libération du Kosovo.

Les États-Unis et l’OTAN ont soutenu l’Armée de Libération du Kosovo (ALK) à partir du milieu des années 1990. Dans les années précédant le bombardement de la Yougoslavie en 1999, l’ALK fut appuyée ouvertement par l’Administration Clinton.

Le leader Hashim Thaci fut un protégé de Madeleine Albright. Il fut choisi par Albright pour jouer un rôle clé, au nom de Washington, aux négociations de Rambouillet en 1998.

Les liens de l’ALK avec le crime organisé ont été documentés par Interpol et le Congrès américain. Le Washington Times, dans un article publié en mai 1999, décrit l’ALK et ses liens avec l’Administration Clinton de la manière suivante :

« Quelques membres de l’Armée de Libération du Kosovo (sous la direction du Président actuel du Kosovo, le Premier Ministre Hashim Thaci), dont les efforts de guerre ont été financés par la vente d’héroïne, furent entraînés dans des camps terroristes gérés par le fugitif international Oussama ben Laden – qui était recherché pour les attentats à la bombe perpétrés en 1998 sur deux ambassades américaines en Afrique qui ont tué 224 personnes, y compris 12 Américains. »

Le journal poursuit : « Les membres de l’ALK, appuyés par l’Administration Clinton au cours de la campagne de bombardement de 41 jours par l’OTAN afin d’amener le Président yougoslave Slobodan Milosevic à la table des négociations, furent entraînés en secret dans des camps en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine et ailleurs selon les rapports de renseignements récemment rendus publics.

« Ces rapports démontrent également que l’ALK a enrôlé des terroristes islamistes – des membres des Mujahideen en tant que soldats dans les conflits contre la Serbie et plusieurs d’entre eux se sont déjà infiltrés au Kosovo pour se joindre aux combats.

« Le document des rapports de renseignements qui est décrit comme établissant un «lien entre Ben Laden, le fugitif saoudien millionnaire et l’ALK – y compris une aire commune d’entraînement à Tropoje, Albanie, comme étant un centre pour les terroristes islamistes. Les rapports indiquaient que l’organisation de Ben Laden, connue sous le nom de Al-Qaïda, a à la fois entraîné et soutenu financièrement l’ALK » (Washington Times, le 4 mai 1999).

Le PDK a maintenu ses liens avec le crime organisé. Cette position donne une bonne idée de l’attitude de la « communauté internationale » dans ses relations avec le Kosovo. Plus récemment, la Fondation du Patrimoine, qui joue un rôle d’arrière-scène dans la formulation de la politique étrangère américaine, a exercé des pressions pour l’« indépendance » du Kosovo.

Hashim Taci est un criminel reconnu comme tel et protégé par les Nations Unies. Il fut arrêté à Budapest en juillet 2003 sur un mandat d’Interpol et il fut immédiatement relâché à la suite d’une demande formulée par la mission des Nations Unies au Kosovo (UNMIK).

Cela n’est pas un incident isolé. Il y a des preuves que la mission des Nations Unies et sa force de police internationale ont protégé l’ancienne ALK, qui, dans le cadre des bombardements menés par l’OTAN en 1999, fut rebaptisée le Corps de Protection du Kosovo (CPK) avec un mandat formel des Nations Unies.

Selon le Ministre serbe de la Justice Vladan Batic, « la poursuite devant le tribunal des crimes de guerre de La Haye cumule plus de 40 000 pages de preuves contre l’ancien leader de l’Armée de Libération du Kosovo, Hashim Thaci ».

En avril 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright « donne l’ordre à la Procureure en Chef Carla Del Ponte de retirer de la liste des suspects de crimes de guerre Hashim Thaci ». Carla Del Ponte, par la suite, déclara qu’il n’y avait pas assez de preuves pour accuser Thaci de crimes de guerre.

On peut dire qu’en général la mission des Nations Unies a agi comme un accessoire dans la protection d’un syndicat criminel.

En novembre 2003, des poursuites au criminel contre d’anciens commandants de l’ALK furent enclenchées à Belgrade. Ces poursuites visaient Hashim Thaci, Agim Ceku et Ramush Haradinaj. Les noms de ces deux derniers apparaissent sur les listes d’Interpol.

Agim Ceku est connu comme ayant commis des crimes de guerre de grande ampleur dans la région de Krajina en Croatie au milieu des années 1990, tels que le massacre et le nettoyage ethnique de la population serbe.

Il fut brigadier général dans l’Armée de Croatie et un acteur clé de l’Opération Storm, qui a conduit à l’expulsion de quelques centaines de milliers de Serbes de la région de Krajina en Croatie.

En 1999, il fut nommé Commandant de l’ALK avec la bénédiction des États-Unis et de l’OTAN. Il fut ensuite désigné commandant du Corps de Protection du Kosovo (KPC) commandité par les Nations Unies (c’est-à-dire qu’il était sur la liste de paye) et devint Premier Ministre du Kosovo en 2006, étant remplacé ensuite par Hashim Traci, l’actuel Premier Ministre.

Il a continué d’entretenir des liens avec les syndicats du crime organisé. Selon l’Observer de Londres, le Corps de Protection du Kosovo, dirigé par Ceku, a été impliqué dans des actes de torture de même que dans des actions de couverture de la prostitution au Kosovo.

Le gouvernement du Kosovo est lié aux syndicats du crime organisé impliqués dans le trafic des stupéfiants et le trafic humain (prostitution).

Le fait que les trois Premiers Ministres du Kosovo, Ramush Haradinaj, Agim Ceku et Hashim Thaci soient des criminels de guerre n’a pas été reconnu dans les rapports de presse récents diffusés en marge de l’indépendance du Kosovo.

L’Union européenne et les États-Unis appuient ainsi la criminalisation des politiques du Kosovo.

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