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Au service de la privatisation
N° 261 - juillet 2007

Au service de la privatisation
Pierre Dubuc
Pirate ou corsaire que ce Claude Castonguay qui a le mandat de démanteler notre système de santé par sa privatisation ? Ce qui distingue le pirate du corsaire, c’est que le second, même s’il emploie les mêmes méthodes que le premier, détient un mandat d’un gouvernement d’attaquer les navires d’une nation ennemie. Mais comment appeler celui qui a le mandat d’attaquer les institutions de son propre gouvernement ?

Les pirates avaient l’habitude de partager leur butin de façon relativement équitable, la part du capitaine n’étant jamais supérieure à 1,5 ou deux fois la part des membres de son équipage. Ce n’est certainement pas le cas des capitaines de ces compagnies d’assurances qui convoitent le butin public en santé.

Les frères Desmarais, propriétaires des plus grosses compagnies d’assurances au Canada (Great-West, London Life et Canada Life) – par le biais de Power Corporation – ont touché pour 2006 une rémunération globale de plus de 40 millions de dollars, soit 23 992 660 $ pour Paul Jr et un « modeste » 16 231 764 $ pour André.

Alors, comment les appeler s’ils ne correspondent ni à la définition de pirate ou de corsaire ? Le dictionnaire nous apprend que, malgré son origine maritime, le mot pirate est souvent utilisé comme synonyme de « voleurs de grand chemin ».

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