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La peau de l'ours !
N° 257 - mars 2007
L’impression de toujours jouer dans le même mauvais vieux film
Le cirque Harper & Charest débarque en ville
Vivian Barbot*
La fièvre pré-électorale qui balaie le Québec actuellement atteint aussi les députés du Bloc Québécois. Des élections générales auront lieu d’abord au Québec et il n’est pas exclu qu’elles soient rapidement suivies d’élections au niveau fédéral.

Les signes avant-coureurs ne manquent pas : annonces de financement de toutes sortes, sorties de députés à la grandeur du territoire, attaques contre les adversaires… Éditorialistes et commentateurs de tout acabit disputent la vedette aux participantes et participants de lignes ouvertes… On ne peut pas se tromper : le grand cirque « arrive en ville ».

Députée fédérale depuis un peu plus d’un an, j’observe tout cela avec un intérêt renouvelé et une nouvelle compréhension des enjeux. Il est évident que ce qui se passe sur la scène québécoise nous concerne au plus haut point, nous bloquistes, dont la raison d’être est intimement liée à la souveraineté du Québec. Cette fois-ci, on peut s’attendre à ce que cette question soit au premier plan et nous entendons épauler avec force nos confrères et consoeurs du Parti Québécois.

L’esprit avec lequel nous aborderons cette nouvelle ronde est de convaincre les électrices et électeurs qu’un vote pour le PQ est un vote pour la souveraineté du Québec. Est vrai aujourd’hui ce qui l’était hier : nous devons prendre les moyens les plus efficaces pour que la souveraineté du Québec demeure au cœur de l’agenda politique. Quel meilleur moyen avons-nous en effet que celui d’affirmer par notre vote notre volonté inébranlable de faire du Québec un pays souverain ?

En temps d’élections, c’est tout l’appareil politique au grand complet qui se met en branle. Pour une fois, le chef, les candidates et candidats, les militantes et militants, les sympathisantes et sympathisants, toutes les citoyennes et citoyens, en fait, ont un rôle à jouer. Un rôle qui nous amène inévitablement à travailler en synergie les uns avec les autres. Dans un tel contexte, peu importent nos doutes, nos appréhensions, notre lassitude personnelle; tous ensemble nous devons émettre un message fort en votant pour le PQ, le seul parti qui soit à même d’assurer la souveraineté du Québec.

Il est évident actuellement, que l’alliance Harper/Charest tend à piéger les Québécoises et Québécois dans une dynamique où le fédéralisme fait figure de sauveur de la nation québécoise. Nous devons nous souvenir d’avoir joué plusieurs fois déjà dans ce même mauvais vieux film dont la fin a toujours scellé plus d’incompréhensions, plus de mensonges, voire de trahisons…

De plus, nous comprenons très bien que Harper et Charest ont en commun le même fond conservateur qui met la barre de plus en plus à droite, tout en ayant l’air de « faire le bien de la population ». En fait, il s’agit de leur propre conception de la gouverne publique dans laquelle la solidarité, le partage de la richesse, l’appui aux plus démunis, la lutte à la pauvreté, la conception de la justice, n’occupent qu’une place bien inférieure dans l’échelle des valeurs.

Pour l’heure, nous en sommes aux promesses électorales et aux bilans extraordinairement positifs qui n’arriveront pas à tromper le peuple. Pour notre part, en ce qui concerne le bilan du Bloc Québécois à Ottawa, nous pouvons affirmer, comme l’a fort bien souligné Roger Gaudet, député de Montcalm au Parlement, que « sans l’intervention du Bloc dans les dossiers concernant le Québec, ceux-ci n’auraient pas reçu le même traitement. (…) Le Bloc Québécois a dénoncé le déséquilibre fiscal, pour en exiger un règlement que nous attendons toujours. C’est le Bloc Québécois qui a demandé, sans cesse, un versement du gouvernement fédéral au Québec pour que celui-ci réalise son plan vert.

Dans la gestion de l’offre, c’est le Bloc Québécois qui a fait pression pour que le gouvernement prenne ses responsabilités à l’endroit d’une industrie dont l’existence même était en jeu. »

Tout cela, entre autres, devra peser dans la balance lors des prochaines élections au Québec. Souhaitons que le PQ l’emporte haut la main, pavant ainsi la voie à nos ambitions les plus légitimes vers un Québec souverain.

*députée de Papineau

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