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Vivement le CHUM
N° 238 - avril 2005

Manger et cuisiner, ça s’apprend à l’école
Jocelyne Bernier, José Carlos H. Suarez, Louise Potvin*
Plus du quart des enfants québécois naissent dans des familles dont le revenu est insuffisant. La Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain a récemment pris l’initiative de proposer un projet de politique québécoise en sécurité alimentaire.

Ce réseau regroupe des organismes sociaux aussi différents que Moisson Montréal, Moisson Rive-Sud, le Conseil central des Sociétés Saint-Vincent-de-Paul, le Regroupement des cuisines collectives du Québec, Équiterre, le Collectif des groupes d’Achats du Québec, le Regroupement des Magasins Partage et bien d’autres puisqu’il compte plus de 80 organisations.

Le document ouvre sur une perspective globale de la sécurité alimentaire. Il traite de l’accès aux aliments, par des contacts plus directs entre producteurs et consommateurs. Il réclame un soutien au revenu permettant de sortir réellement de la pauvreté et suggère d’étendre les Mesures alimentaires en milieu scolaire à toutes les écoles, avec une modulation des prix en fonction du revenu familial.

Il propose de réintroduire des cours d’économie familiale ou des ateliers de cuisine-nutrition dans les écoles et de contrôler les produits offerts dans les machines distributrices. Il recommande des campagnes de promotion d’une restauration rapide de qualité tout en interdisant la publicité pour les aliments reconnus néfastes. Il suggère de créer un bureau pour examiner les effets sur notre environnement et notre santé des techniques de production alimentaire, notamment les OGM, les aliments irradiés ou traités aux hormones de croissance et aux antibiotiques ainsi qu’un système d’étiquetage obligatoire.

Il demande que les magasins d’alimentation offrent des rabais sur les produits alimentaires de base durant la semaine où les personnes âgées et les personnes à l’aide sociale reçoivent le chèque mensuel qui leur permet de s’approvisionner pour le mois. Il réclame un débat de société sur l’assouplissement des horaires de travail pour laisser le temps de préparer les repas familiaux.

La Commission scolaire de Montréal, la direction du Développement social de la Ville de Montréal, la Direction de santé publique de Montréal et l’Union des producteurs agricoles-section développement international se sont dit prêts à se questionner et à s’engager concrètement sur un enjeu aussi vital pour la santé de tous.

*De la Chaire Approches communautaires et inégalités de santé et Jean-Paul Faniel, Table de concertation sur la faim et le développement social

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