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Vivement le CHUM
N° 238 - avril 2005

GM vire son capot
Pierre Dubuc
Aux États-Unis, les grosses entreprises ont des régimes privés d’assurances pour leurs employés. Le plus important de ces régimes est celui de General Motors. Son coût prévu cette année pour 1,1 million d’employés est de 5,6 milliards $ US. C’est 1 500 $ par voiture produite, soit plus que le coût de l’acier qui entre dans la fabrication du véhicule.

De 1996 à 2004, les coûts ont augmenté de 2,1 milliards, bien que le nombre d’employés ait chuté de 1,5 à 1,1 million. Une bonne partie de cette augmentation est attribuable aux prix des médicaments qui ont grimpé de 270 % au cours des dix dernières années.

Les travailleurs canadiens de GM bénéficient également d’un plan d’assurances, mais son coût est d’environ 4 $ de moins l’heure par employé que celui en vigueur aux États-Unis, étant donné l’existence du système de santé public au Canada.

Aux États-Unis, GM évalue à 30 % le pourcentage de sa main d’œuvre qui souffre de problèmes d’obésité et le coût annuel pour ce problème s’élève à 6 500 $ par employé obèse. GM mène campagne contre l’obésité auprès de ses employés et a négocié des réductions des tarifs d’abonnements dans 16 000 gymnases partout aux Etats-Unis.

Les grandes entreprises comme GM étaient favorables à l’établissement aux États-Unis d’un système national de santé calqué sur le modèle canadien comme voulait l’instaurer le président Clinton lors de son premier mandat. Mais la bataille a été perdue au profit des richissimes compagnies d’assurances privées férocement opposées à un régime d’assurances publiques.

GM ne semble pas croire aujourd’hui à une possible victoire contre MacDonald et autres fast-food de la malbouffe, ni à des mesures pour restreindre les appétits gargantuesques en profits des compagnies pharmaceutiques.

GM cherche plutôt à restreindre les avantages de son programme de soins de santé pour ses employés. Certains analyses émettent même l’hypothèse que GM pourrait se mettre sous la protection de la loi de la faillite pour se débarrasser de ses programmes de soins de santé.

Elle s’inscrirait dans la tendance actuelle aux États-Unis. De 2001 à 2004, le nombre de travailleurs bénéficiant d’un plan de soins de santé de leur employeur a chuté de 65 % à 61 %, ce qui signifie que cinq millions de travailleurs ne bénéficient plus d’une couverture médicale de leur employeur.

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