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La croix du CHUM
N° 236 - février 2005

Prochain départ : le Wal-Mart express
Vincent Larouche
Le nouveau centre commercial du Plateau St-Joseph, à Sherbrooke, qualifié de « plus grand mégacentre hors de Montréal », commencera dès février à attirer des foules considérables en périphérie de la ville. Toutefois, les clients et employés qui souhaitent s’y rendre en transport en commun ne seront pas desservis par la Société de transport de Sherbrooke (STS), mais par un transporteur privé a qui la ville a confié le nouveau circuit. Une navette privée spéciale sera même mise à la disposition du magasin Wal-Mart, qui occupe le cœur du centre commercial.

Selon Ghislain Leroux, président du Syndicat des chauffeurs de la STS, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), ce sont les modifications apportées par le gouvernement Charest à l’article 45 du Code du travail qui ont permis cette entrée du secteur privé dans le transport à Sherbrooke. « Notre convention disait que sur tout le réseau urbain, c’est nous qui devions assumer le transport en commun. Mais avec les modifications à l’article 45, la ville a pu donner ça en sous-traitance. »

Les premiers à être avertis de cette privatisation partielle du réseau n’ont pas été les employés de la STS, ni les usagers du transport, mais bien les employés du nouveau Wal-Mart. Ces derniers ont reçu une note de leur employeur leur expliquant le parcours d’autobus et la présence d’un taxibus indépendant pour Wal-Mart. La ville de Sherbrooke a bien tenté de faire payer un partie de la facture de 200 000 $ par le géant de la vente au détail, mais un porte-parole de l’entreprise a répondu que « ce n’était pas dans sa politique et ses façons de faire. »

Le syndicat a dénoncé ce qu’il qualifie de projet indécent. « Les citoyens de Rock Forest, Saint-Élie et Brompton n’ont pas de service le soir après 19 heures, en semaine, et là on trouve de l’argent pour aider Wal-Mart à attirer de la clientèle dans son nouveau magasin jusqu’à 21 h 30 tous les soirs, aux demi-heures, s’insurge Ghislain Leroux. Les 200 000 $ de ce partenariat public-privé pourraient plutôt servir à améliorer un service encore incomplet. »

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