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Tonton coupe-coupe
N° 234 - novembre 2004

Un mur qui n’a pas de honte
Vincent Larouche
L’état de santé de Yasser Arafat s’est sérieusement dégradé, le 27 octobre dernier, au point où les médecins craignent pour sa vie. L’une des dernières délégations étrangères à avoir rencontré le président de l’Autorité palestinienne avant son hospitalisation a été un groupe de 21 enseignants de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Ceux-ci se sont rendus à Ramallah, dans les territoires occupés, pour organiser une conférence internationale sur l’éducation et la mondialisation, en partenariat avec le syndicat enseignant de Palestine et une ONG locale.

« L’une des principales réussites de la conférence aura été de réunir des enseignants de tout le territoire palestinien et de toutes les tendances politiques », explique Ronald Cameron, président de la FNEEQ. L’événement s’est conclu par une critique très dure de la direction syndicale palestinienne et une demande pour plus d’indépendance entre le syndicat et les autorités gouvernementales.

De plus, les nombreux représentants à la conférence ont convenu d’intensifier leur mobilisation contre le « mur de la honte » construit par Israël entre son territoire et la Cisjordanie. « Nous allons mener des actions internationales, il faut que ce mur tombe ! », affirme M. Cameron. Le mur construit par l’État hébreu empêche 70 000 élèves de se rendre à leur école chaque jour, en plus d’aggraver le chômage et de représenter une humiliation permanente pour le peuple palestinien.

Une humiliation qui s’ajoute à celle des points de contrôle de l’armée israélienne, où les soldats fouillent les sacs des écoliers. Ronald Cameron parle des édifices démolis et des traces de tanks imprimées dans l’asphalte de la moindre rue, qui font aussi partie des omniprésentes traces de l’occupation. Selon lui, même les jours les plus tranquilles sont accompagnés d’une vive tension dans les territoires palestiniens. « Ce fut une semaine très éprouvante pour toute la délégation québécoise », reconnaît-il.

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