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Tonton coupe-coupe
N° 234 - novembre 2004

Main basse des PPP sur l’État
Source : La Coalition : J’ai jamais voté pour ça
Le gouvernement Charest entend, dans un avenir relativement proche, faire adopter la loi 61 sur le partenariat public-privé. Le projet de loi force tous les ministères, toutes les municipalités et tous les organismes publics et parapublics à recourir aux services de l’agence pour l’évaluation de la faisabilité des projets de partenariat public-privé. Ils se retrouvent ainsi sous la quasi-tutelle de l’agence, elle-même sous la responsabilité du Conseil du trésor.

Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et grande architecte du projet, était, l’an dernier, à la recherche de consultants pour la conseiller dans sa démarche de réingénierie et de partenariat public-privé. En tout, 34 compagnies ont répondu à l’appel. Selon la liste du Directeur général des élections du Québec, plusieurs administrateurs et associés des 13 compagnies finalement sélectionnées par le Conseil du trésor sont donateurs au Parti libéral du Québec. Mais qu’en est-il des administrateurs et associés des 21 autres firmes dont nous n’avons jamais obtenu les noms ? Que cache ce manque de transparence du gouvernement Charest ?

En effet, les administrateurs et associés de trois des firmes de la banque de consultants, Secor, KPMG et Raymond Chabot Grant Thornton, ainsi que BPR, une autre firme qui a hérité de contrats importants en matière de gestion de l’eau, ont donné en tout, en 2002, entre 78 530 $ et 85 235 $ au PLQ. En 2003, l’ensemble de leurs contributions a augmenté, atteignant 149 210 $ à 167 465 $.

Chez KPMG, 78 % des administrateurs et associés ont fait des dons au PLQ pour une somme allant de 58 220 $ à 66 150 $. Chez Raymond Chabot Grant Thornton, les administrateurs, les administratrices et les associé-es ont donné au PLQ plus de 177 000 $ au cours des quatre dernières années. Quant à Secor, elle a obtenu, en moins d’un an, plus d’un demi-million de dollars pour étudier, entre autres, l’impact des défusions sur la nouvelle ville de Longueuil. Un de ses associés, Marcel Côté, est par ailleurs un stratège libéral reconnu.

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