L'aut'journal
Le dimanche 20 octobre 2019
édition web
L'aut'journal
archives
Retourner à L'Aut'Journal au
jour le jour

Recherche
accueil > l’aut’journal > archives > sommaire > article
Choisissez votre Parizeau
N° 232 - septembre 2004
NON à la centrale au gaz, c’est OUI à l’énergie propre
La Régie de l’énergie a statué que la centrale au gaz du Suroît était « non indispensable mais souhaitable ».
Marc Laviolette
De son côté, Hydro-Québec, loin de lancer la serviette, prépare fébrilement son intervention pour relancer son projet du Suroît à la commission parlementaire sur la sécurité énergétique du Québec l’automne prochain. Quant au gouvernement, préoccupé par sa cote de popularité, il a décidé d’attendre les conclusions de cette commission avant de prendre une décision définitive.

Devant autant d’hésitations et d’incertitudes, les citoyens de Beauharnois décident de ne courir aucun risque et annoncent la création du Comité du NON à la centrale au gaz du Suroît. « Au cas où le gouvernement croule devant les arguments d’Hydro-Québec, le dernier rempart qui nous reste, c’est celui de bloquer le changement de règlement de zonage nécessaire à la réalisation du projet dans le cadre du référendum promis par le maire de Beauharnois. Tant mieux si nous n’avons pas à nous rendre jusque là, mais nous ne voulons pas prendre de chance et avons décidé de nous préparer dès maintenant pour le pire », a déclaré André Trottier, citoyen de Beauharnois, et l’un des deux porte-parole du Comité.

Les accords de Kyoto visent à diminuer la progression des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, la construction d’une centrale au gaz est un non-sens, d’autant plus qu’il existe plusieurs autres solutions pour faire face à une pénurie d’électricité. « En développant sa filière hydro-électrique, le Québec s’est développé une solide réputation de producteur d’énergie propre. Nous avons la possibilité et la chance de maintenir cette réputation en développant, entre autres, la filière éolienne. Il y va de l’avenir de notre planète, de celui de nos enfants et plus particulièrement de la santé des citoyennes et citoyens de Beauharnois, qui ont déjà été suffisamment éprouvés par la pollution industrielle », a déclaré Marc Laviolette, natif de Beauharnois et ex-président de la CSN, qui a accepté d’être le deuxième porte-parole du Comité aux côtés d’André Trottier.

Les porte-parole du groupe ont indiqué que la population de Beauharnois est déjà très largement opposée au projet d’Hydro-Québec, mais qu’il est important que cette opposition soit bien organisée pour faire face aux gros canons d’Hydro-Québec. À cet effet, ils entendent mener campagne auprès de tous les secteurs de la population de Beauharnois, auprès des gens d’affaire, des citoyens ainsi que du réseau des groupes communautaires et des syndicats.

Pour y arriver, le Comité invite donc particulièrement les gens de Beauharnois intéressés à collaborer à sa campagne, à laisser leur nom et leur numéro au répondeur du (450) 601-8272. De plus, étant fort conscient des millions de dollars et de la kyrielle de spécialistes en communication dont dispose Hydro-Québec pour vendre sa salade, le Comité invite toutes les personnes préoccupées de l’avenir de notre planète, à soutenir son travail en faisant parvenir leurs dons en argent, si minimes soient-ils, libellés au Comité du NON à la centrale au gaz du Suroît et adressés à la Case Postale 63, Beauharnois, J6N 1C1. On peut également communiquer avec le Comité à l’adresse de courriel suivante : comitedunon@nonaugazdusuroit.com et visiter le site web : www.nonaugazdusuroit.com.

Retour à la page précédente

Partager cet article Imprimer cet article


 


Réseau Média
© l'aut'journal 2002
 
l'aut'journal sur le web
L'aut'journal sur le Web a
été réalisé par Logiweb.