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N° 232 - septembre 2004
70 articles en 7 mois dont 59 favorables
Plus Bombardier chute plus il remonte dans La Presse
Gabriel Sainte-Marie
Le titre de Bombardier va mal depuis un bon bout de temps, mais le journal La Presse ne semble pas s’en rendre compte. Il est vrai que la Bourse en général n’a pas été forte depuis le 11 septembre 2001, mais l’action de Bombardier n’est vraiment pas un bon placement pour ceux qui aiment s’enrichir en jouant à la bourse. Au cours des derniers six mois, l’action ne fait que chuter et atteint toujours des planchers historiques. Pourtant, le journal La Presse vante l’entreprise contre vents et marées.

Par exemple, entre le 13 février et le 13 août 2004, le quotidien a publié 70 articles avec le mot « Bombardier » dans le titre. Ces articles ne parlaient pas de Denise Bombardier, mais bien de l’entreprise dirigée par Paul Tellier. Ça fait 2,6 articles par semaine avec « Bombardier » dans le titre. Le plus surprenant, c’est que 59 de ces titres étaient favorables à l’entreprise, tandis que seulement 11 étaient plutôt négatifs.

Le six août dernier, on pouvait lire : « Les obligations de Bombardier sont un placement intéressant ». La plupart des titres sont un peu moins enthousiastes et ressemblent davantage à celui du 26 février : « Bombardier décroche un contrat en Espagne ». Les 11 titres moroses se rapprochent de celui du 25 mars 2004 : « Une grève lundi à l’usine portugaise de Bombardier ». Durant la même période, La Presse a parlé de l’entreprise dans 390 articles, ce qui fait 15 par semaine, ou plus de deux par jour !

Mais qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi les titres de La Presse sont-il aussi positifs alors que le titre en bourse plonge ? La Presse a-t-elle sa « bonne nouvelle Bombardier », comme TVA a sa « bonne nouvelle GM » ? Pourquoi consacrer autant d’énergie à forger une fausse image dorée à Bombardier ?

Est-ce parce que Power Corporation, propriétaire de La Presse, a des intérêts dans la compagnie Bombardier ? André Desmarais, le fils de Paul, le mari de la fille à Jean Chrétien, a siégé sur le conseil d’administration de l’avionnerie pendant presque vingt ans. Ce qui explique que Bombardier ait été l’enfant chéri du gouvernement fédéral en termes de subventions. Au cours de cette période, Power Corporation et Bombardier ont entremêlé leurs intérêts. Citons un projet ferroviaire en Chine, dirigé par André, qui est spécialiste du marché chinois.

André Desmarais vient de démissionner du conseil d’administration de Bombardier. Est-ce là le signe que le titre de Bombardier est à la veille de s’écraser ?

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