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N° 232 - septembre 2004

Mauvaise foi de l’Alcan
Vincent Larouche
Décidément, l’Alcan ne laisse pas de répit à la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Après avoir annoncé l’hiver dernier la fermeture, dix ans plus tôt que prévu, des cuves Soderberg, le géant mondial de l’aluminium menace maintenant de fermer l’usine d’alumine de Vaudreuil, dans la même région, qui emploie 1200 travailleurs et travailleuses.

C’est à l’occasion de rencontres avec les représentants syndicaux affiliés aux TCA-SNEAA, les 24 et 25 août dernier à Montréal, que la direction de l’entreprise a évoqué ce scénario. La compagnie, qui dresse un portrait sombre de sa situation financière, souhaite récupérer entre 15 et 20 millions $, notamment en réduisant les coûts de main d’oeuvre. Pour ce faire, elle demande la collaboration du syndicat, sans quoi elle menace de fermer l’usine de Vaudreuil dès 2007.

L’Alcan a aussi évoqué sa « situation difficile » pour refuser de s’engager clairement quant à l’avenir du complexe de Jonquière. Un économiste des TCA, présent lors de la rencontre, a soulevé des doutes sérieux sur le portrait que l’entreprise fait de sa propre situation.

Le président national des TCA-Canada, Buzz Hargrove, a été très direct avec les dirigeants de l’Alcan: « Nous vous avisons immédiatement qu’une autre compagnie importante, Air Canada, celle-là en faillite, nous a déjà demandé des concessions et nous avons refusé. Notre refus sera encore plus catégorique avec une compagnie comme l’Alcan qui fait de pareils profits ».

Le syndicat juge inadmissible que l’Alcan s’accapare des richesses naturelles de la région et engrange des profits mirobolants tout en continuant ses attaques contre les travailleurs. La riposte s’organise. Alain Proulx, le représentant régional des TCA, annonce la mise en branle d’une campagne pour la nationalisation des ressources énergétiques de l’Alcan au profit du développement du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Rappelons que les installations hydro-électriques de l’Alcan, qui représentaient 25 % de la capacité hydro-électrique du Québec ont échappé en 1962 à la nationalisation de l’électricité. Actuellement, les 2 660 mégawatts produits par l’Alcan équivalent au projet Grande-Baleine lorsqu’il a été lancé par Robert Bourassa.

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