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N° 232 - septembre 2004
Les 300 délégués ovationnent l’intervention de Monique Richard
Le Parti Québécois reconnaît le SPQ Libre
Pierre Dubuc
C’est par une ovation debout que les 300 délégués ont salué l’intervention de Monique Richard, la porte-parole de Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre), lors du dernier Conseil national du Parti Québécois.

D’un ton énergique et mobilisateur, l’ancienne présidente de la CSQ a clairement ciblé l’objectif. « Il faut, le plus rapidement possible, se débarrasser du gouvernement Charest pour l’empêcher de poursuivre le démantèlement du Québec et réaliser l’indépendance nationale pour se sortir du carcan fédéral », a-t-elle lancé.

Des propos auxquels a fait écho Bernard Landry dans son discours de clôture. « Le SPQ Libre, a-t-il déclaré, nous a donné un exemple extraordinaire du renouveau qui nous mènera à une victoire électorale et à l’indépendance nationale. »

Mme Richard a expliqué aux délégués la volonté du club politique SPQ Libre de s’inscrire, aux côtés des autres membres du Parti Québécois, « sur le terrain, dans les circonscriptions, dans les organisations de base du PQ, pour mener la lutte, tout en conservant son autonomie. »

Quelques minutes plus tard, les délégués adoptaient à l’unanimité une proposition présentée par le comté Laurier-Dorion qui stipulait « que le Conseil national accueille très favorablement la Déclaration de principes de SPQ Libre et qu’il évalue par le fait même la possibilité de faire de SPQ Libre un club politique du Parti Québécois. »

Seul le congrès national étant habilité à modifier les statuts de façon à reconnaître les clubs politiques et SPQ Libre, la proposition « invite SPQ Libre à rencontrer les différentes instances du Parti Québécois afin d’en discuter d’ici à ce que le Congrès national puisse l’officialiser. »

Dans les coulisses du Conseil national, de nombreux délégués ont abordé les membres de SPQ Libre présents pour s’enquérir des démarches à suivre afin de constituer d’autres clubs politiques. Certains songent à un club politique d’altermondialistes, d’autres pensent à un club d’environnementalistes, d’autres encore à un club regroupant des membres des communautés culturelles.

L’idée nouvelle, mise de l’avant par SPQ Libre fait son chemin : celle de considérer l’apport de clubs politiques – dans lesquels les gens peuvent se regrouper selon leurs affinités – pour reconstituer la grande coalition souverainiste.

D’ailleurs, dans le cadre de la Saison des idées, le chantier sur le parti recommande dans son rapport « qu’afin de refléter la coalition qui compose le mouvement souverainiste au sein du Parti, les souverainistes regroupés dans des formations à l’extérieur du Parti, et qui en font la demande, soient reconnus sous la forme de clubs politiques selon des modalités à définir lors du prochain Congrès national. »

La percée des idées défendues par SPQ Libre a une double signification. D’abord, elle jette les bases, potentiellement extrêmement prometteuses, du regroupement des forces souverainistes, d’affinités et de coloration politiques différentes, au sein d’une même grande coalition.

Deuxièmement, elle marque l’émergence sur la scène politique du mouvement syndical et progressiste organisé. Rappelons qu’outre Monique Richard, le conseil d’administration de SPQ Libre comprend des personnalités connues comme Marc Laviolette, l’ex-président de la CSN, Luc Desnoyers, le directeur québécois des TCA, Michel Parent, le président du Syndicat des cols bleus regroupés de la Ville de Montréal, l’ancien ministre péquiste Robert Dean, identifié à la FTQ et Vivian Barbot, qui a dirigé les destinées de la Fédération des femmes du Québec.

D’ici le congrès national de juin 2005, le SPQ Libre va organiser des activités publiques, intensifier ses efforts de recrutement et coordonner ses interventions dans les instances locales et régionales du Parti Québécois afin de faire adopter des résolutions afin qu’elles puissent être débattues lors du congrès.

Déjà, l’assemblée générale de SPQ Libre a adopté, entre autres, des résolutions demandant qu’un futur gouvernement du Parti Québécois rappelle les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement Charest et que, dans la perspective du référendum sur la souveraineté, il confie à Télé-Québec le mandat de créer une radio nationale et une chaîne de télévision continue.

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