L'aut'journal
Le samedi 24 août 2019
édition web
L'aut'journal
archives
Retourner à L'Aut'Journal au
jour le jour

Recherche
accueil > l’aut’journal > archives > sommaire > article
Bonne Saint-Jean
N° 231 - juillet 2004
La censure
Mise en demeure du Dossier noir par BCP
Vincent Larouche
Les réactions à la publication du Livre noir des commandites ne se seront pas fait attendre : le 11 juin dernier, la firme de communications BCP a mis en demeure Jacques Keable et son éditeur, Jacques Lanctôt, les sommant de retirer le livre du marché.

« On ne le fera pas, il n’en est pas question ! », affirme M. Keable. « Ils ont un peu plus de moyens financiers que nous autres, mais nous avons le bon droit de notre bord. Au dernières nouvelles, la liberté d’expression et la liberté de presse, ça existe encore. »

BCP reproche à l’auteur de l’avoir associée à tort au scandale des commandites. Ce dernier réplique qu’il a plutôt parlé de « l’industrie de l’unité nationale », au sens large. D’ailleurs, la Vérificatrice générale avait pointé du doigt les circonstances douteuses au cours desquelles BCP s’était vue allouer divers contrats du gouvernement fédéral

Fondée il y a plus de 40 ans, en 1963, l’entreprise figure parmi les plus importantes firmes de publicité du Québec. Son fondateur, Jacques Bouchard, fut l’un des principaux artisans de la « trudeaumanie ».

Son successeur, John Parisella, est un libéral militant de la toute première heure. Il a œuvré au cabinet de Daniel Johnson lors du dernier passage des libéraux au pouvoir à Québec avant de faire son entrée chez BCP. Suite à l’arrivée de Parisella en son sein, la firme s’est vu octroyer, entre 1995 et 2003, de plantureux contrats du gouvernement fédéral.

À ce sujet, Keable rappelle dans son livre que les processus d’appels d’offre étaient souvent contournés par le gouvernement fédéral dans l’attribution des contrats de publicité. Au cours de son témoignage, le fonctionnaire Chuck Guité a d’ailleurs avoué que les firmes liées d’une façon ou de l’autre aux séparatistes étaient écartées de la course. Seules restaient donc en liste les agences qui savaient rester dans les bonnes grâces du Parti libéral.

BCP était de toute évidence de celles-là : de 1993 à 2002, elle a versé un total de 71 472 $ à la caisse du Parti libéral du Canada.

Retour à la page précédente

Partager cet article Imprimer cet article


 


Réseau Média
© l'aut'journal 2002
 
l'aut'journal sur le web
L'aut'journal sur le Web a
été réalisé par Logiweb.