L'aut'journal
Le lundi 20 mai 2019
édition web
L'aut'journal
archives
Retourner à L'Aut'Journal au
jour le jour

Recherche
accueil > l’aut’journal > archives > sommaire > article
Bonne Saint-Jean
N° 231 - juillet 2004
Pour contrer des images, il faut d’autres images
La création d’une chaîne de télévision continue, ça urge !
Pierre Dubuc
Des investissements massifs dans Télé-Québec et la création d’une chaîne de télévision continue, figurent parmi les principales propositions que les militantes et les militants de SPQ Libre veulent voir inscrire dans la plate-forme électorale du Parti québécois pour la prochaine campagne électorale.

« Pour contrer les menaces de déstabilisation des médias fédéralistes, avant ou après un prochain référendum, il nous faut notre propre chaîne d’informations », déclarait le rapporteur d’un des ateliers dans lesquels se sont répartis une centaine de membres de SPQ Libre le 5 juin dernier. La participation à cette assemblée générale était d’autant plus exceptionnelle que c’était le premier beau samedi du printemps et que plusieurs personnes avaient dû décliner l’invitation parce qu’ils participaient à la campagne électorale du Bloc québécois.

SPQ Libre veut également que le PQ s’engage à rappeler les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement Charest et adopte, une fois au pouvoir, des mesures pour faciliter la syndicalisation des travailleuses et travailleurs atypiques, qui forment aujourd’hui plus de 30 % de la main d’œuvre.

« Les grands absents du débat politique, ce ne sont pas les jeunes, mais bien ceux de la génération des 30-45 ans », a-t-on affirmé sur la base de plusieurs constats effectués dans les milieux syndicaux et politiques. « C’est la génération qui a le plus souffert des politiques néolibérales. Il faut lui permettre de se regrouper, de se solidariser », a déclaré un intervenant en soulignant la nécessité de faciliter la syndicalisation pour contrer l’arbitraire patronal, qui ne manque pas de s’exercer en période référendaire.

C’est dans cette même perspective que les membres de SPQ Libre veulent qu’un gouvernement du Parti québécois accorde une aide substantielle aux regroupements de sans emploi et aux groupes communautaires œuvrant, entre autres, dans les domaines du logement, de la consommation, de l’environnement.

Les membres de SPQ Libre ont des opinions partagées sur la stratégie référendaire à adopter. Certains sont favorables à la démarche classique d’une élection suivie, le plus rapidement possible, d’un référendum. D’autres favorisent un référendum sur un projet de constitution, alors que certains considèrent que la prochaine élection devrait être référendaire. Aussi, ont-ils adopté le principe de la tenue d’un colloque à l’automne pour évaluer les pour et contre de chacune de ces stratégies.

SPQ Libre propose d’importantes modifications aux statuts du Parti québécois. Il revendique la reconnaissance par le Parti québécois de la légitimé des courants en son sein et leur représentation aux différentes instances du parti. Comme le soulignait la porte-parole Monique Richard, « le Québec a changé depuis les années 1970 et la grande coalition nationale nécessaire pour faire la souveraineté ne peut aujourd’hui se réaliser que par la reconnaissance, au sein du Parti québécois, de la diversité des sensibilités politiques et sociales qui animent la vie politique québécoise. »

Concrètement, cela signifie que différents courants pourraient voir le jour au sein du Parti québécois et les membres du parti pourraient s’y regrouper selon leurs affinités idéologiques. On pourrait, par exemple, imaginer, en plus de SPQ Libre, des courants altermondialiste, féministe, écologiste ou autre.

Différentes conditions pourraient être requises pour la reconnaissance de courants. Par exemple, la production d’une Déclaration de principes, un nombre minimal de membres, un engagement à respecter les valeurs et les procédures démocratiques du parti et le respect par le parti de l’autonomie des courants.

Suivant la même logique, SPQ Libre propose la création, au sein du Parti québécois, de Commissions de solidarité thématiques où seraient représentés les différents courants. À titre indicatif, on a suggéré les thèmes suivants pour les commissions thématiques: Démocratie et institutions politiques; Langue et culture; Démographie et famille; Droits du travail et politique sociales; Santé et services sociaux; Éducation et formation professionnelle; Développement économique et régional; Agriculture ; Environnement et ressources naturelles ; Relations internationales.

Les travaux de ces commissions serviraient à définir les enjeux fondamentaux, les priorités d’action et les thèmes de la plate-forme électorale.

Les membres de SPQ Libre ont été clairs. Ils ne veulent pas d’une simple reconnaissance symbolique. Ils veulent que tout soit mis en œuvre pour qu’on favorise la représentativité éventuelle des courants au sein de la députation. Comme le déclarait une des intervenantes : « Comme le PQ peut et doit par différentes mesures favoriser l’élection de candidates, il pourrait également s’assurer que des candidats ou des candidates des différents courants politiques, dont celui de SPQ Libre, soient éventuellement représentés à l’Assemblée nationale. »

Soulignons que les membres de SPQ Libre ont décidé d’apporter leur appui au Bloc québécois dans l’élection fédérale en cours.

Enfin, les membres de SPQ Libre se sont voté un plan d’action et se sont donnés rendez-vous à l’automne pour le colloque sur la stratégie référendaire et une assemblée générale où ils adopteront leurs priorités programmatiques et les statuts de l’organisme.

SPQ Libre est un club politique autonome, incorporé comme organisme sans but lucratif, dont l’objectif est la formation et le développement d’un courant syndicaliste et progressiste organisé sur la scène politique québécoise et plus particulièrement au sein du Parti québécois.

Retour à la page précédente

Partager cet article Imprimer cet article


 


Réseau Média
© l'aut'journal 2002
 
l'aut'journal sur le web
L'aut'journal sur le Web a
été réalisé par Logiweb.