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Bonne Saint-Jean
N° 231 - juillet 2004
La mauvaise foi
La SAQ se braque
Pierre Dubuc
La partie patronale veut-elle provoquer une grève ? Cherche-t-on à créer une crise pour justifier la privatisation de la Société des alcools ? », demande Martin Charron, le président du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ. Des interrogations qui paraissent bien légitimes au vu des dernières propositions patronales dans le cadre des négociations pour le renouvellement de la convention collective.

L’administration remet en question une entente intervenue en 1997 qui prévoit que l’assignation des travailleuses et travailleurs à temps partiel se fait par division – c’est-à-dire à partir d’un territoire comprenant quatre ou cinq succursales – plutôt que par succursale.

En vertu de ce système, la liste d’ancienneté est établie pour l’ensemble d’un territoire plutôt que par succursale, ce qui est extrêmement important pour un syndicat dont les travailleurs à temps partiel constituent 68 % des membres.

Sans véritable justification, la SAQ veut revenir à l’assignation par succursale. « Cela veut dire qu’un travailleur perdrait les avantages acquis et pourrait se retrouver avec un moins bon horaire et des jours de travail en moins que des collègues de la succursale voisine, même s’il a beaucoup plus d’ancienneté », explique Martin Charron, en ajoutant qu’il n’y a aucune économie à procéder la sorte. « Le système actuel est simple, informatisé et fait l’affaire de tout le monde. »

Devant l’intransigeance de la direction, le syndicat a décidé de consulter ses membres et d’obtenir un mandat pour l’exercice de moyens de pression pouvant mener à la grève générale.

Martin Charron questionne l’approche générale de la SAQ dans ces négociations : « Comment la haute direction peut-elle nous faire croire qu’on peut, en même temps, augmenter de 355 millions $ le bénéfice net et diminuer le coût des opérations tout en offrant plus de service et la garantie de ne pas augmenter les prix ? Cela relève d’une vue de l’esprit. »

Quant au syndicat, en plus de vouloir diminuer la précarité d’emploi, il axe ses demandes sur des mesures pour faciliter la conciliation travail-famille.

Il veut également mettre un frein à la privatisation déguisée de la SAQ par le biais de la création d’agences dans différents commerces.

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