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Paul W. Martin
N° 230 - juin 2004
Un bulletin de santé
L’empire Power se porte bien
Pierre Dubuc
Dans le grand débat sur les soins de santé, les journaux de Gesca-Power Corporation font activement et habilement la promotion de la privatisation. Maintenant, il faut s’attendre à ce qu’ils justifient les hausses du prix des médicaments et l’augmentation phénoménale du coût du régime d’assurance-médicaments, dont les primes pourraient atteindre 500 $ par année.

Les journaux de la famille Desmarais omettent toujours de mentionner l’intérêt du conglomérat dans la privatisation des soins de santé. Cela n’est pas étranger au fait que Power Corporation est propriétaire des deux plus importantes compagnies d’assurances au Canada, la Great-West et la London Life.

L’intérêt de l’empire Power est évident. Toute déassurance de soins de santé entraîne automatiquement une offre de couverture supplémentaire par les compagnies d’assurance. Ces dernières applaudissent toutes réductions des budgets de la santé, parce qu’elles ont pour effet d’allonger les listes d’attente et inciter les patients à recourir à des examens ou des traitements privés. Elles savent que ceux qui détiennent des assurances privées se résigneront, devant cet état de fait, à accepter des hausses de primes pour la couverture de ces soins et de ces examens.

Power Corporation vient maintenant de s’associer à Francesco Bellini pour fonder Picchio Pharma, une entreprise qu’ils détiennent à parts égales par l’intermédiaire de la société Luxco, enregistrée au Luxembourg pour bénéficier d’un traitement fiscal plus favorable.

Picchio est un holding qui possède des participations de contrôle dans quatre entreprises. Ce sont Adaltis, qui fabrique des outils de diagnostic, Innodia, qui produit des médicaments pour combattre le diabète, Neurochem, dont les médicaments vedettes traitent l’alzheimer, l’amylose et l’épilepsie, et Virochem qui a le sida et l’hépatite C dans son champ de tir.

Les entreprises concentrent leurs activités de recherche dans des champs lucratifs, qui le seront d’autant plus que la branche médiatique de l’empire Desmarais justifiera le coût élevé des médicaments produits. C’est cela aussi la convergence.

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