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Paul W. Martin
N° 230 - juin 2004

Indépendance de la gauche ou gauche de l’indépendance ?
Pierre Dubuc
Le 29 avril dernier, près d’une centaine de personnes participaient à un débat entre, d’une part, Monique Richard et Marc Laviolette de SPQ Libre et, d’autre part, François Cyr de l’UFP et Louis Gill. Le débat a tourné autour de deux axes.

François Cyr et Louis Gill ont prôné la nécessaire indépendance de la gauche à l’égard des partis traditionnels, plus particulièrement le Parti québécois. Gill a déploré que SPQ Libre se place « sous la tutelle d’un parti qui ne nous appartient pas, que nous ne contrôlons pas » et François Cyr a prédit que SPQ Libre « se ferait avaler par le PQ ».

Dans leur réplique, Monique Richard et Marc Laviolette ont expliqué l’originalité du projet de SPQ Libre qui, tout en revendiquant l’existence de courants à l’intérieur du Parti québécois, a sa propre organisation indépendante, à l’extérieur du PQ, sous la forme d’un club politique.

Les deux ex-dirigeants de centrales syndicales ont insisté sur l’urgence de la situation. D’abord, l’urgence de se débarrasser du gouvernement Charest dès la prochaine élection, « avant qu’il ne saccage complètement les acquis sociaux et syndicaux du Québec », de dire Marc Laviolette.

La deuxième urgence, c’est l’impérieuse nécessité de réaliser la souveraineté pour se sortir du carcan fiscal qu’impose le fédéralisme canadien. « Même un gouvernement de l’UFP, lance Monique Richard, ne serait pas en mesure de faire beaucoup mieux que le Parti libéral ou le Parti québécois. »

Une urgence nullement ressentie par les deux autres panelistes. Louis Gill a rappelé qu’il avait participé activement, il y a trente ans, à la création et à l’animation du Regroupement des militants syndicaux « dont l’objectif était de contribuer à combler le vide quant à l’action politique des travailleurs », mais dont il a reconnu « qu’il existe toujours aujourd’hui. » François Cyr s’est dit prêt à travailler « vingt ans encore, s’il le faut, à édifier pierre par pierre » un parti politique indépendant.

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