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Je suis un bon chrétien
N° 228 - avril 2004
Francophobie
Thank you for calling !
Impératif français*
La dernière étude spéciale du Commissariat aux langues officielles, intitulée « À louer. Services bilingues recherchés dans les commerces des édifices fédéraux de la RCN », confirme l'inégalité linguistique entre les villes d'Ottawa et de Gatineau.

À Gatineau, les services au téléphone et en personne étaient offerts en anglais dans tous les cas. Il faut noter que l'étude n'a pas osé vérifier si le service en français, lui, était offert dans tous les cas du côté québécois. Elle a tenu la chose pour acquise. Pourtant, on sait bien que dans le centre-ville de Hull, ce n'est pas toujours le cas. À Ottawa, le service téléphonique est offert en français dans 70 % des cas et, en personne, le service en français est offert dans 60 % des commerces concernés.

Lorsqu'on observe les éléments matériels du service, la disproportion est encore plus importante. Les menus sont à 39 % bilingues à Ottawa contre 77 % à Gatineau. Les disproportions sont semblables pour l'affichage extérieur (34 % contre 79 %), la publicité à l'extérieur (26 % contre 73 %), l'affichage dans les vitrines (30 % contre 90 %), l'affichage intérieur (21 % contre 77 %), le matériel promotionnel (37 % contre 91 %) et les sites Web (14 % contre 67 %).

Ces statistiques le confirment : le gouvernement du Canada et ses politiques de bilinguisme renforcent l'unilinguisme anglais de la capitale fédérale, Ottawa, et anglicisent Gatineau. Bref, les politiques linguistiques fédérales ont comme résultat l'assimilation des francophones. D'une part, le gouvernement du Canada, malgré tous les moyens dont il dispose, se révèle impuissant à faire en sorte qu'on offre des services en français aux francophones de la capitale du pays, Ottawa et, comme si cela n'était pas déjà assez désolant, il travaille à l'expansion de l'anglais côté québécois, au nom d'une illusoire symétrie, alors que tous savent trop amèrement que le français a de la misère à s'y maintenir. La Commissaire, obsédée de symétrie, continue de faire comme si les deux situations étaient comparables. Par son refus d'accepter la différence entre les deux côtés de la rivière des Outaouais, elle travaille diligemment et/ou inconsciemment à l'assimilation de tous les francophones, ontariens et québécois.

*www.imperatif-francais.org

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