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Je suis un bon chrétien
N° 228 - avril 2004
Série documentaire sur le grand réchauffement
Cassandre tente à nouveau de nous réveiller
Laila Maalouf
Des milliards de tonnes de gaz carbonique sont projetés chaque année dans l'atmosphère, déstabilisant notre environnement et causant d'importants changements climatiques. Tempêtes, sécheresses, inondations, ces signes ne sont en fait que l'avertissement des dangers plus graves qui nous guettent si l'on continue à polluer la planète.

Le documentaire Le grand réchauffement (version française de The Great Warming), qui sera diffusé par le Canal D les dimanches 25 avril, 2 et 9 mai à 19h, expose les grandes lignes du problème des changements climatiques. Basé sur le livre de l'écrivaine scientifique canadienne Lydia Dotto, Storm Warning - Gambling with the climate of our Planet, la série tente d'expliquer que le réchauffement de la planète devrait être un sujet de consternation pour chacun d'entre nous. « Si l'on réussit à convaincre au moins quelques personnes de changer certaines habitudes dans leur vie quotidienne, je serai contente », précise Karen Coshof, productrice de l'émission aux Productions Stonehaven. Elle rajoute que c'est pour toucher un maximum de personnes que le documentaire a été conçu de façon moins scientifique que le livre duquel il s'inspire. Au Québec, la traduction française est assurée par Jacques Languirand, porte-parole de la Coalition Québec-Vert-Kyoto.

Le premier épisode introduit donc les causes des changements climatiques, les situant au moment de la révolution industrielle, au XVIIIe siècle. Le second s'attarde sur les preuves de ces changements climatiques à travers le monde. Dans huit pays différents, situés sur quatre continents, les conséquences néfastes de l'industrialisation se manifestent sous diverses formes : inondations au Bangladesh, vagues intenses de chaleur en Europe, ouragans violents et fréquents aux États-Unis. La fonte des glaciers, due au grand réchauffement, ne fait par ailleurs qu'augmenter le niveau des océans, menaçant des villes comme Venise qui risque de disparaître dans quelques décennies, tandis les poissons de certaines mers ont disparu, n'ayant plus rien à manger.

Le grand réchauffement entraîne non seulement des conséquences sur le climat, mais également sur la santé des gens. Au Canada, les médecins constatent une augmentation des taux d'asthme depuis les quinze dernières années. Les maladies tropicales, surtout présentes dans les pays en voie de développement, montent de plus en plus vers le nord, attaquant les pays industrialisés.

Dans le troisième épisode, on constate un besoin urgent de changement d'attitude. Certaines personnes tentent de trouver des solutions de rechange, des sources d'énergie non polluantes, ou des façons de diminuer la quantité de gaz carbonique dans l'air; ainsi, à Toronto, des propriétaires aménagent des pelouses sur les toits de leurs bâtiments. À Montréal, l'architecte et environnementaliste Christopher Holmes bâtit un logement écologique qui utilise l'énergie thermique pour combler les besoins ménagers. En Arizona, des équipes universitaires tentent de créer un véhicule performant et à faible émission de gaz.

Avec l'industrialisation croissante de tous les pays du monde, le problème de l'effet de serre risque de prendre encore plus d'ampleur. En Chine, par exemple, l'ouverture des marchés pousse les gens à acheter des voitures, ce qui ne permet de prévoir qu'une augmentation de la pollution de l'air.

Selon Karen Coshof, « le vrai problème, c'est la surpopulation ». La demande d'énergie ne fait qu'augmenter, en particulier dans les pays qui s'industrialisent, et les pays occidentaux ne veulent pas diminuer leur consommation d'énergie; il faut donc trouver des sources d'énergie non polluantes pour conserver notre qualité de vie et celle de l'atmosphère. Pourtant, quelques obstacles majeurs s'opposent au changement. « La question du grand réchauffement est un sujet important, complexe mais aussi très politisé, parce que les gouvernements craignent par-dessus tout de perdre de l'argent », précise-t-elle. Un débat s'impose alors : la survie de la planète a-t-elle un prix ?

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