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Kyoto ? On s'en fiche !
N° 226 - février 2004
La partenariatisation
Un téléphone public-privé
Léo-Paul Lauzon
J’espère que les faits démontrés dans notre étude convaincront de

l'urgence d'instaurer un

partenariat public-privé pour

ce service public de base qu'est le téléphone.

Nous avons eu le courage de faire dans les années 1960 la nationalisation d'Hydro-Québec avec les succès retentissants qui s'ensuivirent : baisse de plus de la moitié des tarifs d'électricité, tarifs uniformes partout au Québec, d'importants investissements, le traitement correct des employés, des dividendes annuels considérables versés par Hydro-Québec dans les coffres du gouvernement du Québec, d'énormes déboursés en recherche et développement effectués ici au Québec, de nombreux et lucratifs contrats accordés à des firmes d'ici, dont de nombreuses petites et moyennes entreprises.

De plus, aucune subvention ne fut versée à Hydro-Québec de la part des gouvernements comme c'est le cas pour le privé qui en exige toujours plus (recherche, investissements, formation, exportations).

C'est par le biais d'instruments collectifs que le peuple du Québec peut vraiment afficher sa souveraineté face aux pays étrangers et aux multinationales d'ici et d'ailleurs qui ne se reconnaissent qu'une seule responsabilité, soit l'enrichissement de leurs actionnaires et de leurs dirigeants. Au nom de quel a priori ne devrions-nous pas être collectivement présents dans ce que nous jugeons du meilleur intérêt de l'ensemble de la population ? Il ne peut y avoir de souveraineté politique, culturelle et sociale sans une souveraineté économique digne de ce nom.

Je le sais trop bien, suggérer de nos jours la nationalisation de quelque service public que ce soit, fait de vous un arriéré, un farfelu, un communisme, un jaloux, un bouffon. Quoi qu'il en soit, la solution qui ressemblera la majorité, surtout le patronat et les partis politiques, et que je fais mienne, est la mise en place d'un partenariat public-privé pour le service public du téléphone résidentiel dans lequel l'État détiendra une participation suffisante de la nouvelle entité lui permettant d'influer sur le processus décisionnel. Le partenariat public-privé, tel qu'avancé par le patronat et les partis politiques, n'est pas, du moins je l'espère, un concept à sens unique, c'est-à-dire toujours orienter du public vers le privé.

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