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Kyoto ? On s'en fiche !
N° 226 - février 2004
La femme de l’heure progressiste
Belinda Stronach
Pierre Dubuc
Karl Marx a écrit que le gouvernement n'était rien d'autre que le comité qui gérait les affaires communes de la bourgeoisie. Habituellement, ces affaires communes sont gérées par des politiciens professionnels.

Au Canada, semble-t-il, les gens d'affaires ne font plus confiance aux politiciens. Ils veulent se retrouver eux-même aux commandes de la politique, en partant du principe qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Paul Martin a donné le ton. Ainsi, on a vu le ministre des Finances Paul Martin maintenir comme paradis fiscal la Barbade où l'armateur Paul Martin avait eu la bonne idée d'enregistrer ses navires.

Maintenant, c'est la richissime femme d'affaires Belinda Stronach qui entre dans la course à la chefferie du Parti conservateur. Son programme est taillé sur mesure pour son entreprise, qui exporte des pièces d'auto aux États-Unis. Il se résume essentiellement à des politiques favorisant une circulation plus fluide sur le pont qui réunit Windsor à Détroit.

Aussi prône-t-elle que Canada se retrouve à l'intérieur d'un périmètre de sécurité qui engloberait toute l'Amérique du Nord. Elle s'est aussi prononcée contre la décriminalisation de la marijuana, parce que cela augmenterait les contrôles aux frontières.

Cependant, elle juge que les (ex-)politiciens peuvent encore être utiles et elle les recrute au sein des conseils d'administration de ses compagnies. Chez Stronach et ses filiales, on retrouve trois anciens premiers ministres de l'Ontario, un ancien premier ministre de Terre-Neuve, deux anciens ministres fédéraux, un ancien chancelier de l'Autriche et un ancien président de la Suisse.

Bien qu'elle soit également pour la réduction des taxes sur le capital et des impôts qui frappent sa famille, bon nombre de médias anglophones la considèrent comme progressiste sur le plan social ! Pourquoi ? Parce qu'elle est favorable aux mariages gais.

La question des mariages de personnes du même sexe est la nouvelle ligne de démarcation entre la gauche et la droite au Canada.

Levons notre chapeau devant le lobby homosexuel qui a réussi à l'imposer, même si les couples de même sexe représentent moins de 1% de la population. Les lobbys syndicaux, féministes et anti-pauvreté peuvent aller se rhabiller. Ça leur apprendra à demander des choses qui coûtent de l'argent !

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