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Après le stade olympique, le mégahôpital
N° 205 - décembre 2001

Nées du génie populaire
Michel Lapierre

Livre 0 Les Belles d'autrefois



Jacques Bourdon, photographe et journaliste, ne semble pas savoir que l’imposante maison victorienne du docteur Joseph-Louis-Léandre Hamelin, de Louiseville, qu’il décrit avec admiration dans un très beau livre qu’il a lui-même illustré, fut également la maison du notaire Joseph-Alphonse Ferron, père de Jacques, de Madeleine et de Marcelle Ferron. Mais il serait très mal venu de lui en faire le reproche. Ce n’est pas tous les jours que paraît un ouvrage aussi remarquable sur notre patrimoine. Bourdon nous fait découvrir l’extérieur, aussi bien que l’intérieur, d’une soixantaine de maisons anciennes restaurées avec amour. Celles de la région montréalaise occupent une place de choix.

La maison natale de Jacques Ferron est le symbole non seulement architectural mais littéraire de l’émerveillement de Jacques Bourdon. Dans l’Appendice aux Confitures de coings, Ferron fait de cette maison « extravagante » à cinq portes, au sommet de laquelle flotte les jours de fête un drapeau britannique, l’image des ambitions bourgeoises de son père. Mais, comme ce notaire était sorti du peuple, cette maison est, dans l’esprit de l’écrivain, née du génie populaire de nos artisans qui avaient su, sans études, assimiler, au cours des siècles, autant les styles français que les styles anglais et américains. Voilà bien ce qui compte.

Les Belles d’autrefois, Jacques Bourdon, Trécarré 2001

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