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L'homo libéralus !
N° 223 - octobre 2003

L’alphabête
Pierre Dubuc, Ginette Leroux et Vincent Larouche
Si le oui l’avait remporté, Conrad Black aurait-il réclamé l’assassinat de Parizeau ?

En symbiose avec le gouvernement Sharon, le Jerusalem Post a appelé, en éditorial, à l’assassinat de Yaser Arafat. Le Jerusalem Post est la propriété de Conrad Black, l’ancien propriétaire du Soleil de Québec, du Quotidien au Saguenay, du Droit à Ottawa et du National Post.

Au Canada, Conrad Black a organisé l’ascension de Brian Mulroney, son employé à l’Iron Ore, à la tête du Parti conservateur. Après la déconfiture des conservateurs, il a a essayé de donner une stature nationale à Preston Manning et au Reform Party, devenu aujourd’hui l’Alliance canadienne.

Black a toujours été un grand ami du Québec. Il a quitté le Québec pour l’Ontario en claquant la porte quand le gouvernement de Robert Bourassa a adopté la loi 22 qui reconnaissait le français comme langue officielle. Juste avant le référendum de 1995, il publie dans la prestigieuse revue américaine Foreign Affairs un article dans lequel il fait la promotion de la partition du Québec dans l’éventualité d’une victoire du Oui. Il écrit qu’il faudrait alors réduire le Québec à n’être qu’un insignifiant timbre-poste francophone, un Porto-Rico du Nord.

Si le Oui l’avait emporté, peut-être qu’il aurait proposé la construction d’une clôture autour du Québec francophone et aurait réclamé l’assassinat de Jacques Parizeau. Mais comme le Oui a perdu, lui et ses pareils se sont satisfaits d’assassiner politiquement Monsieur Parizeau, comme le film de Jean-Claude Labrecque vient de nous le rappeler.

Les bonnes vaches folles sont muettes

Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, a lancé le message suivant à l'intention des agriculteurs de l'Alberta s'ils trouvent un autre cas de vache folle : « Shot, shovelled and shut up », autrement dit « tuez, pelletez et fermez-vous-là ». Il aurait pu ajouter à l'intention des consommateurs : « and swallow your big mack ». Bon appétit !

L’évasion chirurgicale

La presse française a lancé toutes sortes de spéculations sur les véritables motifs des vacances du président Chirac au Québec. La rumeur la plus persistante est qu'il se serait fait faire en cachette un « lifting » facial. Nous avions les pays de l'évasion fiscale. Maintenant, une nouvelle destination est née. Les pays de l'évasion chirurgicale.

La Noranda est voleuse de poumons

Après avoir déposé une plainte contre leur ancien employeur et leur syndicat pour négligence criminelle, des ex-employés de la Noranda réclament maintenant la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur l’injustice dont ils se disent victimes.

Porte-parole d’un groupe de neuf anciens travailleurs de la Noranda à Murdochville, Ghislain Marin n’est pas tendre envers son ancien employeur : « Ils m’ont volé mes poumons. Ils ont volé les poumons de mes compagnons de travail. », a-t-il déclaré à la radio. La maladie dont lui est ses amis sont aujourd’hui atteints, la bérylliose chronique, s’attaque aussi aux os, aux reins, au foie et à la vue.

Les employés ont été prévenus il y a trois ans qu’ils avaient été contaminés au béryllium, un métal extrêmement toxique qui entre notamment dans la fabrication des munitions à uranium appauvri. Aux dires de M. Marin, l’équivalent d’une mine de crayon de béryllium réduite en poussière suffirait à contaminer un stade de football.

Pourtant, le groupe d’anciens travailleurs soutient, documents à l’appui, que la compagnie savait depuis 1990 que ses employés étaient exposés à des taux de béryllium de quatre à mille fois la norme autorisée.

Le syndicat des métallos aurait aussi été au courant mais aurait décidé, de concert avec la direction, de ne pas ébruiter l'affaire. « Nous ne pouvons nous substituer aux tribunaux et encore moins plaider en public avant d'avoir été entendus en Cour », a déclaré Daniel Roy, coordonnateur du Syndicat des Métallos (FTQ) sur la Côte-Nord, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, en réponse aux allégations des ex-employés.

Gros, gras et riches

La magazine Forbes vient de publier son classement des 400 américains les plus riches. Leur richesse, 10 % plus élevée que l’an dernier, est évaluée à 955 milliards $US. Voici les dix plus riches, avec Bill Gates en tête pour la dixième année consécutive. Il est à noter l’importance du géant commercial Wal-Mart représentant 102,5 milliards $US (G $US):

1. William Gates (Microsoft) 46 G $US

2. Warren Buffett (Berkshire Hathaway) 36 G $US

3. Paul Allen (Microsoft) 22 G $US

4. Helen Walton (Wal-Mart) 20,5 G $US

4. S. Robson Walton (Wal-Mart) 20,5 G $US

4. John Walton (Wal-Mart) 20,5 G $US

4. Jim Walton (Wal-Mart) 20,5 G $US

4. Alice Walton (Wal-Mart) 20,5 G $US

9. Larry Ellison (Oracle) 18 G $US

10. Michael Dell (Dell) 13 G $US

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