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L'homo libéralus !
N° 223 - octobre 2003
Ce ne sont pas les spécialistes du promoteur qui peuvent nous informer
Le Comité de citoyens d’Oka en a ras le bol
André Chaput, président
Le 13 août dernier, la compagnie minière Niocan a senti le besoin encore une fois de « bien » informer la population d’Oka au sujet de son projet d’exploitation d’une mine de niobium sur le rang Ste-Sophie, au beau milieu de terres agricoles très fertiles. En effet, nous avons eu droit à un dépliant couleur sur papier glacé avec photo, dessins, graphiques et lettrages aux caractères variables. Un bijou de marketing pour en mettre plein les yeux aux incrédules Okois et Okoises ! Il est évident que les opposants n’auront jamais les moyens de se payer un bijou équivalent.

Nous ne nous engagerons pas dans une analyse ni dans une bataille des chiffres avancés par Niocan. Cet espace ne le permet pas et, contrairement à ce qu’avance cette compagnie qui fait toujours fi du rejet à 62 % de son projet par la population d’Oka lors du référendum d’avril 2000, nous n’avançons aucune thèse. Depuis le début, nous ne faisons que questionner et exiger que les réponses à nos questions viennent d’experts indépendants. Nous ne sommes pas des spécialistes dans les différentes facettes de ce dossier. Et ce ne sont pas les spécialistes de Niocan, le promoteur, qui peuvent nous informer sans aucun parti pris.

Niocan affirme que le 28 octobre 2002, le BAPE a conclu, entre autres, que le projet minier n’a aucun effet prévisible sur la santé publique. En réalité, le BAPE n’a donné aucune assurance. Il a parlé plus souvent qu’autrement au conditionnel. Enfin, le BAPE n’a nullement étudié l’ensemble du projet minier, mais seulement l’aspect de la radioactivité, et sans expertises sur le terrain de sa part. Pour ne pas s’enliser davantage dans les informations erronées de la compagnie, un dernier petit fait. Toujours sans sourciller, Niocan affirme que le 7 juillet 2003 le Conseil municipal d’Oka a adopté une résolution de non-objection à ce que l’aqueduc de la mine soit raccordé à celui de la municipalité. Ce qu’omet de dire le promoteur, c’est que cette résolution est conditionnelle aux capacités de pompage des puits d’alimentation en eau pour protéger l’approvisionnement en eau potable pour les besoins actuels et futurs de la municipalité.

Enfin, messieurs de Niocan, si c’est si clair que cela votre projet, pourquoi le TAQ a-t-il mis près de deux ans pour simplement décider s’il acceptait de dézoner des terres agricoles ? Si c’est si clair que cela, pourquoi le président du BAPE sur la radioactivité a-t-il affirmé qu’il n’émettrait pas de certificat d’autorisation sans plusieurs autres études ?

Si c’est si clair que cela, pourquoi le maire d’Oka a-t-il demandé à la firme BSA une étude poussée des capacités du réseau d’aqueduc de la municipalité et a-t-il fait voter un budget de 14 000 $ à cet effet ? Serait-ce que votre eau est déjà brouillée ?

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