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Finies les folies !
N° 222 - septembre 2003

Pas de pitié pour les pollueurs d’eau
André Bouthillier
Lors de son récent séjour à Montréal, Robert Kennedy fils, président de Waterkeepers Alliance, a dénoncé la Ville de Montréal qui laisse filer au fleuve des produits toxiques provenant du Technoparc de Montréal. Ce lieu est un ancien dépotoir municipal et industriel situé entre le pont Victoria et l’île des Soeurs. Il a été utilisé pendant une centaine d’années, jusqu’en 1966, puis il a été pavé pour servir de stationnement pendant Expo 67.

Devant cette situation il affirme que « si ça se produisait aujourd’hui aux États-Unis, il y a des gens qui iraient en prison. On empoisonne l’eau ! » déclara-t-il au journaliste de La Presse. « Il y a quelqu’un quelque part qui a fait un choix et qui ne veut pas mettre l’argent, dit-il. Mais ils empoisonnent les enfants! Une seule molécule de BPC peut causer un cancer. Les BPC passent très facilement à travers le placenta. »

Le terrain rejette continuellement dans le fleuve un liquide huileux contaminé, chargé de biphényles polychlorés (BPC), un des pires poisons pour l’environnement. Il cause des cancers, des malformations congénitales et des perturbations au système hormonal.

Daniel Green, de la Société pour vaincre la pollution, un des Porteurs d’eau d’Eau Secours! a pourtant alerté la ville depuis plusieurs années. Ce dernier constate que « la ville de Montréal s’est enlisée dans des études et débats avec le gouvernement fédéral quant à la responsabilité des uns et des autres ».

Il s’agit de gros sous et la ville ne veut pas payer la facture seule. Devant ce fait, avec d’autres groupes environnementaux, la Société pour vaincre la pollution a déposé une plainte à la Commission de coopération environnementale de l’ALÉNA, (CCE).

Lorsque la ville de Montréal rétorque que la solution est connue mais coûte trop cher, Robert Kennedy jr. Répond « C’est comme un voleur de banques qui dirait: si j’arrête de voler, je vais souffrir financièrement » !t

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