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Après le stade olympique, le mégahôpital
N° 205 - décembre 2001

Halte là ! Les garderies sont là !
Stéphanie Beaupied

L’AHGCQ somme Québec de la reconnaître



Le 20 novembre dernier, l’Association des haltes-garderies communautaires du Québec (AHGCQ) a mobilisé quelque 1000 parents à Montréal et 300 à Québec, pour manifester leur mécontentement à la ministre de la Famille et de l’Enfance, Linda Goupil. Les haltes-garderies veulent être reconnues et financées par le gouvernement.

L’AHGCQ rassemble plus de 140 haltes-garderies en milieu communautaire au Québec. Depuis près d’une trentaine d’années, elles offrent un service aux parents désirant participer à un groupe communautaire. « Les besoins sont diversifiés, nous explique Sandrine Tarjon de l’AHGCQ. Le service peut s’adresser aux usagés du centre d’alphabétisation, du centre de femmes, aux étudiants, ou encore aux travailleurs autonomes et à temps partiel. » Bref, les haltes-garderies offrent un service de garde à temps partiel et reçoivent entre 6000 et 8000 enfants par année. Mme Tarjon s’indigne 0 « En trente ans d’existence, les haltes-garderies n’ont jamais été reconnues et financées par le gouvernement ! Pourtant, le ministère nous réfère des parents nécessitant ce genre de service. »

La ministre Goupil ne sait pas compter

Avec le temps des vaches maigres au communautaire, l’existence des haltes-garderies est en péril. Elles dépendent à la fois des revenus des organismes communautaires, des programmes d’employabilité du gouvernement et des contributions parentales. « La qualité du service s’en trouve affectée, affirme Sandrine Tarjon, car les éducatrices ne conservent pas leur emploi à cause de la précarité des programmes d’employabilité. De plus, les parents qui utilisent les haltes-garderies doivent payer plus cher que dans un centre à la petite enfance (CPE). »

La ministre Goupil préfère ignorer

« La ministre nous sert évidemment le même refrain 0 on n’a pas d’argent ! C’est scandaleux, nous dit Madame Tarjon, l’an dernier le ministère de la Famille et de l’Enfance a retourné 51 millions $ en crédits périmés et les haltes-garderies ont besoin de 17 M $ par année pour offrir leurs services. »

« Pourtant, ajoute Sandrine Tarjon, le gouvernement investit 50M $ dans les centres à la petite enfance pour des infrastructures. » Les CPE sont saturés et les gens se réservent des places au cas où ils en auraient besoin. Les haltes-garderies pourraient justement désengorger les CPE si les coûts étaient équivalents. Le ministère se faufile en affirmant que les centres d’alphabétisation, par exemple, ne relèvent pas de la mission du ministère de la Famille. « Quand de nouveaux arrivants doivent s’intégrer au milieu du travail ou apprendre le français, c’est une mission familiale quand même », ajoute Madame Tarjon.

Les ministres se suivent mais ne se succèdent pas

La ministre Nicole Léger, prédécesseur de Mme Goupil, avait mis sur pied un groupe de travail pour étudier la situations des haltes-garderies. Les résultats devaient être communiqués en mars 2001… On attend toujours ! Mais, somme toute, les manifestations du 20 novembre ont porté fruit, la ministre Goupil va rencontrer les responsables de l’AHGCQ le 7 décembre prochain.

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