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Finies les folies !
N° 222 - septembre 2003

Castro demeure l’ennemi numero uno
André Maltais
La défaite du duo Menem-Lopez Murphy aux élections 2003 a beaucoup déçu Washington. Tellement que les officiels états-uniens ne savent pas encore quoi penser du nouveau président Nestor Kirchner.

« Wall Street, nous dit Petras, a hâte de voir comment celui-ci va négocier avec le FMI, à quel moment il va reprendre le remboursement de la dette phénoménale du pays, combien de temps il va y maintenir l'ordre et quel type d'accord il va conclure avec l'élite financière locale et les multinationales ».

On n'aime pas beaucoup ses déclarations d'indépendance politique et de priorité à l'intégration commerciale régionale (Mercosur) mais les officiels sont plutôt optimistes.

« Kirchner a appuyé la privatisation de l'industrie pétrolière, et ça, ça compte ! », déclare un chroniqueur financier en faisant allusion au temps où le nouveau président était gouverneur de la province riche en pétrole de Santa Cruz.

Quant au gouvernement Chavez, il a de très mauvaises notes mais bénéficie d'une divergence d'opinion entre Wall Street et Washington.

Si, pour le duo Rumsfeld-Wolfowitz, le Venezuela nécessite un changement de régime, Wall Street est plus nuancé.

Certes, Hugo Chavez a congédié les cadres corrompus de la compagnie nationale pétrolière (PDVSA), il détourne les profits du pétrole vers des investissements internes de développement social au lieu de les destiner au marché états-unien des transactions financières (ce qui coûte des commissions lucratives aux firmes de Wall Street) et il a institué le contrôle des mouvements de capitaux limitant la sortie de ceux-ci vers les banques US.

Mais « il paie à temps ses dettes aux mêmes banques, procure fidèlement du pétrole aux États-Unis (même en pleine guerre d'Irak) et n'a nationalisé aucune propriété états-unienne ni imposé aucune espèce de taxe graduelle ».

Enfin vient Cuba, définitivement au dernier rang. Le régime de Fidel Castro est étiqueté « cible militaire » et « axe du mal ».

« Cuba reste l'ennemi no 1, dit James Petras, parce qu'il est toujours une alternative évidente au néo-colonialisme de la région. Il est une force à l'ONU et dans tous les forums internationaux où il exprime vigoureusement sa solidarité avec les mouvements anti-impérialistes ».

« Sans ses forces armées -- les mieux entraînées du Tiers-Monde -- son système de sécurité hors pair et l'appui populaire de millions de Cubains, l'île serait envahie depuis longtemps ». A. M.

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