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Le mouton est mort ! Vive le cochon !
N° 221 - juillet 2003
La centrale officielle devient une coquille vide
Fondation de vrais syndicats au Venezuela
André Maltais
La CTV (Confédération des travailleurs du Venezuela) de Carlos Ortega paie très cher sa complicité avec le patronat lors du coup d'État manqué d'avril 2002 et de la « grève générale » de l'hiver dernier qui visaient tous les deux à renverser le gouvernement élu très démocratiquement de Hugo Chavez.

Le 29 mars dernier, à Maracay, dans une usine de collecte de déchets que ses dirigeants cherchent à privatiser, avait lieu la fondation du Syndicat national des travailleurs (UNT ou UNETE), une nouvelle centrale syndicale qui se compose déjà de 56 fédérations nationales et régionales et de 14 syndicats nationaux.

Avec plus d'un million de travailleurs représentés, la nouvelle centrale surpasse déjà la vieille CTV qui avait commencé à connaître des désaffiliations au fur et à mesure qu'était révélé son rôle dans l'opposition anti-Chavez.

L'UNT compte d'importantes fédérations syndicales des secteurs du pétrole (Fedepetrol), de l'électricité (Fetraelec), des transports et des communications y compris même le syndicat d'où vient Carlos Ortega, patron de la CTV et ami du patronat vénézuélien.

Dans les régions (Carabobo, Aragua, etc.), c'est par centaines que les syndicats abandonnent maintenant la CTV.

Certains autres grands syndicats comme le SUTISS (Syndicat uni des travailleurs de l'industrie sidérurgique), même s'ils ne joignent pas les rangs de l'UNT, préfèrent l'indépendance.

L'UNT a déjà annoncé que, contrairement à la CTV, ses membres éliront leurs dirigeants. Osvaldo Vera, l'un des fondateurs de la nouvelle centrale « bolivarienne », définit les membres de celle-ci comme les syndicats « les plus combatifs et défendant les intérêts des travailleurs ».

Les premières actions porteront dans les entreprises qui font maintenant payer à leurs employés les pertes subies au cours des lock-out déguisés en grève générale de l'hiver dernier. Plusieurs travailleurs se font maintenant dire que les lock-out leur étaient payés à la seule condition de la défaite du gouvernement.

De plus, des entreprises telles Prevenca, Rodven, De la Giralda et Plasticos Vinilicos, ont congédié des travailleurs ou réduit leurs salaires au cours des derniers mois. D'autres ont illégalement fermé leurs portes.

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