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N° 200 - juin 2001
Livre 0 Québec 0 Le mensonge de la Solidarité Sociale et les pièges de la pauvreté
Le scandale de la solidarité sociale
Gabriel Ste-Marie
Le front commun des personnes assistées sociales du Québec vient de produire un document qui démontre la gravité de la situation des prestataires de l’aide sociale au Québec.

En 1997, sur cinq millions de pauvres au Canada, 277 000 familles et 456 000 personnes seules se débrouillaient avec des revenus inférieurs à la moitié du seuil de pauvreté calculé par le gouvernement. Entre 1993 et 2001, les assistés sociaux du Québec ont vu leur revenu disponible chuter de 20 %. Cela s’explique. Les compressions gouvernementales ont été de 354,5 millions $ entre 1996 et 1998, soit 739 $ de moins chaque année par prestataire.

Évidemment, avec des prestations insuffisantes, les bénéficiaires peinent à bien se nourrir. Ceux-ci ont par exemple recours aux banques alimentaires. Avec de la nourriture périmée ou sur le point de l’être, les cas d’intoxication alimentaire y sont nombreux. Depuis l’instauration de l’assurance-médicament, les assistés sociaux paient une partie de leurs médicaments. Moins accessibles, la diminution des médicaments a causé des milliers d’hospitalisations, d’admissions en centre d’hébergement et même de décès supplémentaires.

Pour ces personnes, se loger n’est pas plus facile. Le document indique que les habitations sont bien souvent trop petites et insalubres. Les propriétaires de logements exercent une très grande discrimination à l’égard des assistés sociaux, surtout envers les mères monoparentales et les personnes de différentes origines ethniques.

Injustement, les familles monoparentales bénéficiaires ne peuvent recevoir la pension alimentaire du conjoint. Elle est imposée à 100 %, sauf chez les familles dont les enfants ont moins de cinq ans. Celles-ci n’empochent alors que 100 $ par mois.

Il serait normal que les assistés sociaux se groupent dans un même logement afin de réduire leur loyer. Or, les colocataires prestataires sont pénalisés de plus de 200 $ par mois. On force une dépense inutile, tout en favorisant leur isolement.

Le document rapporte une enquête menée dans deux quartiers défavorisés de Montréal. Les assistés y dépensent 60 % de leur revenu en loyer et électricité et 30% en alimentation. Le 10 % sert à payer le reste. Pas étonnant que bon nombre de bénéficiaires se passent de téléphone.

Le document contient quantité d’autres faits choquants. La situation est inacceptable. Le Front commun propose trois solutions 0 instaurer un revenu plancher pour les assistés sociaux couvrant les besoins essentiels, établir une loi-cadre visant l’élimination de la pauvreté et appliquer, à plus long terme, le revenu minimum garanti.

Québec 0 Le mensonge de la Solidarité Sociale et les pièges de la pauvreté. Publié par Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec

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