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Une ristourne de 1 145 075 $ à Alban D'Amours
N° 220 - juin 2003

Les jeunes s’impliquent !
Monique Pauzé
Le 9 mai dernier, 10 000 adolescentes et adolescents manifestent pour la solidarité internationale et fêtent le 10e anniversaire des Établissements verts Brundtland (EVB). Lors des grandes manifestations contre la guerre de l’hiver 2003 dans les rues de Montréal et d’autres municipalités du Québec, on a noté la présence de nombreux jeunes adultes. Leur présence n’est pas le fruit du hasard.

Le goût de l’engagement, plusieurs l’auront découvert lors de leur passage dans une EVB. Ce concept imaginé par la CEQ en 1992 (devenue depuis la Centrale des syndicats du Québec – CSQ) accorde un statut spécial aux établissements qui s’engagent dans la promotion de valeurs reliées à l’écologie, au pacifisme, à la solidarité et à la démocratie. Il vise à mettre les jeunes en action sur le terrain de la protection de l’environnement, mais aussi sur le terrain politique.

Au sein du mouvement EVB, on aborde l’environnement dans son sens large, c’est-à-dire avec des thèmes relatifs à la pauvreté, à la santé, à l’alimentation. On y parle aussi de mondialisation en abordant ce thème dans sa double signification, celle du rapprochement solidaire et celle de la marchandisation de l’ensemble des activités humaines.

Au cours des dix dernières années, grâce à ce concept unique, beaucoup de jeunes ont été amenés d’abord à l’écologie puis à l’action politique. C’est souvent pour eux leur premier contact, leur premier projet politique.

Un mouvement inspiré du rapport Brundtland

Il y a plus de 600 Établissements verts Brundtland au Québec. Des Belges et des Français sont intéressés par cette idée et sont venus visiter des EVB. Quelle est donc l’origine des Établissements verts Brundtland? Pourquoi suscitent-ils tant d’engouement ?

C’est au milieu des années 1980 que Mme Gro Harlem Brundtland, alors première ministre de Norvège, est chargée par l’ONU de produire un rapport sur des stratégies à mettre en place pour que la planète se développe de façon durable.

Son rapport intitulé « Notre avenir à tous » relève les nombreux problèmes environnementaux et préconise l’importance de sensibiliser à l’environnement les citoyennes et les citoyens par l’éducation. Pour assurer un développement durable, les recommandations préconisent des actions mettant les stratégies environnementales en lien avec la paix, la solidarité, les droits de la personne.

À l’automne 1989, une première rencontre a lieu entre des militantes et des militants de la CSQ ainsi que des membres d’organisations non gouvernementales (ONG) qui unissaient leurs compétences respectives pour travailler en éducation relative à l’environnement.

Puis, en 1992, la CSQ décide de valoriser les efforts des jeunes et des adultes en reconnaissant officiellement et socialement leur engagement pour un avenir viable. Le statut EVB était donné aux Établissements qui posaient des actions pour une société plus juste, plus démocratique, plus respectueuse de son environnement. Un vaste mouvement venait de naître directement inspiré du rapport Brundtland.

Une approche pédagogique particulière

Le mouvement EVB, c’est surtout une approche pédagogique. Durant différentes activités, les élèves sont amenés à identifier leurs perceptions ou leurs connaissances initiales, puis ils doivent observer la réalité, l’analyser et poser des actions pour la transformer. Des cahiers pédagogiques spécialement conçus aident les enseignantes et les enseignants dans cette démarche.

Le mouvement EVB est riche de son ouverture et de ses partenariats avec des organismes extérieurs au monde syndical qui ont développé une expérience certaine en droits humains, en récupération, en pacifisme, en solidarité internationale.

Ainsi, les établissements scolaires se sont ouverts sur la communauté et peuvent profiter de l’analyse et des réflexions de ces organismes qui contribuent à la création des cahiers pédagogiques.

Cette sensibilisation est le fruit du travail d’enseignantes et d’enseignants, de militantes et de militants dont l’objectif est d’amener les jeunes à s’impliquer concrètement pour le changement. Leur participation massive à la marche du 9 mai et aux manifestations contre la guerre illustre de façon éloquente le succès de cette démarche.

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