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Une ristourne de 1 145 075 $ à Alban D'Amours
N° 220 - juin 2003

Brèves
Pierre Dubuc
Bouchard aime plaire à la communauté juive

Quand il a démissionné du poste de premier ministre et du Parti québécois, Lucien Bouchard a promis qu’il n’interviendrait plus sur la scène politique. Cependant, lors de la célébration du 55e anniversaire de la création de l’État d’Israël, il a livré un discours tout à la gloire de l’État sioniste, reproduit dans La Presse du 9 mai.

On se rappellera que Bouchard a démissionné peu de temps après l’affaire Michaud. L’Assemblée nationale s’était alors emballée et avait adopté une motion condamnant Yves Michaud pour son intervention devant la Commission Larose. Michaud avait dénoncé le vote en bloc de la communauté juive en faveur du Non lors du référendum de 1995, des propos qui furent qualifiés d’antisémitistes. Dans son discours de démission, quelques mois plus tard, Bouchard est longuement revenu sur la question.

Pourquoi une telle obsession ?

On raconte que Bouchard avait été très secoué d’apprendre, au début des années 1990, au moment de la fondation du Bloc, que la communauté juive de Montréal le comparait à Hitler. L’information lui était parvenue par l’intermédiaire d’un associé de son bureau d’avocats de Chicoutimi. Au mariage d’un de ses enfants avec un rejeton d’une grande famille juive de Montréal, ce père avait jeté la consternation et l’horreur parmi les convives juifs en déclarant qu’il était un associé de Lucien Bouchard.

Depuis, Bouchard a tout fait pour plaire à la communauté juive. Il semble qu’il y soit parvenu. Immédiatement après sa démission, il a été embauché par Davies, Ward, Phillips et Vineberg, un important bureau d’avocats de la communauté juive.

La SSJB réclame la démission de Yeomans

Après les élections du 14 avril, Peter Yeomans s’est réjoui publiquement, dans une entrevue au journal Suburban, de la défaite du Parti québécois qui, selon lui, formait un gouvernement « extrêmement oppressif » et « raciste ». Ce n’est que lorsque La Presse a rapporté ses propos, quelque semaines plus tard, qu’il a cru bon de s’excuser du bout des lèvres en déclarant : « Je n’avais pas l’intention d’insulter qui que ce soit ».

M. Yeomans est membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la sécurité publique !

Si un Québécois francophone avait tenu des propos comparables à l’endroit du Parti libéral ou de la communauté anglophone ou juive, on l’aurait lynché sur la place publique.

Seule la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a réclamé la destitution de M. Yeomans. Le président Jean Dorion a rappelé que M. Yeomans est « responsable, entre autres, du Service de police » et que « cette tâche, surtout dans une ville marquée par son pluralisme ethnique et idéologique exige beaucoup de jugement, de pondération et d’ouverture d’esprit. Sa navrante déclaration indique une lamentable carence de M. Yeomans à tous ces égards ».

La SSJBM demande « au Conseil municipal de muter M.Yeomans à des fonctions moins exigeantes et ce, le plus tôt possible ».

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