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Vidéotron : les femmes ne lâcheront pas l'os.
N° 217 - mars 2003
Notre liberté de pensée est menacée !
Le peuple n’a plus de quotidiens !
Michel Chartrand
Presque tous nos quotidiens, nos hebdos et nos magazines au Québec appartiennent à trois hommes : Pierre Karl Péladeau, Paul Desmarais et Rémi Marcoux. C’est une des plus extraordinaires concentrations de la presse du monde. Aujourd’hui, pour être en mesure de pouvoir nous dire quoi penser sans aucune entrave, ils veulent se débarrasser des syndicats.

Péladeau embauche des voleurs de jobs

Pierre-Karl Péladeau n’a jamais eu la prétention de nous informer. Il veut nous divertir. Avec le Journal de Montréal, le Journal de Québec et TVA. Mais ce n’est pas assez, les journaux et la télévision. Maintenant, pour nous divertir encore plus, il veut acheter CKAC à Montréal, CHRC à Québec et cinq autres postes de radio du Québec. Pour ce faire, il s’associe à Radio-Nord qui utilise des scabs en Abitibi-Témiscamingue contre ses employés qui sont en grève depuis 4 mois. C’est le même Péladeau qui a vendu des employés de Vidéotron à Entourage, a mis les autres en lock-out et qui fait fonctionner l’entreprise avec des scabs !

Guy Crevier : homme de main de Desmarais

Monsieur Desmarais est dans la grosse finance internationale. Il est un gros actionnaire de la pétrolière TotalFinaElf, de La Lyonnaise des Eaux et de Bertelsman, qui est le troisième groupe mondial dans les médias. Au Canada, la Great-West vient d’acheter Canada Life après avoir acheté la London Life. Un Canadien sur trois est assuré chez Monsieur Desmarais.

Ce ne sont pas les journaux de Desmarais qui vont dénoncer la hausse du prix du pétrole, qui vont s’opposer à la privatisation de l’eau ou de notre système de santé. Ça rapporte trop d’argent au patron.

Maintenant, Monsieur Desmarais a embauché un homme de main, Guy Crevier, pour se débarrasser des syndicats de ses imprimeries. Il veut mettre à la porte les ouvriers qui ont imprimé ses journaux, qui l’ont enrichi sans bon sens.

Marcoux-Desmarais : une équipe anti-syndicale

Pour ses basses œuvres, Monsieur Desmarais s’est acoquiné avec Rémi Marcoux de Transcontinental. Un anti-syndicaliste notoire. Un bailleur de fonds du petit Dumont qui veut ramener le Québec quarante ans en arrière.

Monsieur Desmarais veut que Marcoux imprime ses journaux avec des travailleurs non-syndiqués, payés la moitié moins que les pressiers de La Presse. Le mouvement syndical va-t-il laisser faire ça ?

Où sont passés les journalistes ?

Où sont les journalistes qui auraient dû dénoncer cela depuis des mois ? Où sont leurs syndicats ? Où est la Fédération des journalistes ? Se rendent-ils au moins compte qu’après avoir détruit les syndicats de la production, Péladeau, Desmarais et Marcoux vont s’attaquer aux syndicats des journalistes ? Réalisent-ils qu’après s’être attaquées à ceux qui s’occupent du contenant, ils vont régler le cas de ceux qui produisent le contenu ?

L’éthique capitaliste, mon cul !

Faut pas s’attendre à ce que nos gouvernements s’en mêlent. Monsieur Desmarais a toujours fait de la politique avec le Parti libéral du Canada et Bernard Landry a approuvé l’achat des journaux de Black par Desmarais en faisant appel à « l’éthique capitaliste » de Desmarais. L’éthique capitaliste, mon cul !

La population du Québec doit s’en mêler. Parce que ce qui l’attend n’est pas beau. Marcoux nous l’a montré au journal Métro qu’il possède avec Desmarais. Il a congédié tous les journalistes parce qu’ils voulaient se syndiquer. Il publie un journal sans journalistes !

Des journaux sans journalistes, c’est ça que nous voulons pour le Québec ? Si c’est pas le cas, mes frères et mes sœurs, il va falloir se réveiller, à commencer par les journalistes qui ronronnent depuis longtemps.

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