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La relève de la garde
N° 207 - mars 2002

Sondage éclair
Renaud Germain
Appuyez-vous les infirmières qui refusent de faire leurs quart de travail lorsque l'équipe n'est pas complète ?

« Pourquoi ne pas les appuyer ? Elles utilisent un moyen à leur portée dans une situation délicate. Il faut bien comprendre qu'elles s'assurent auprès de leurs collègues de l'équipe présente qu'il y a effectivement une présence auprès des malades. Mais la problématique et ses conditions dangereuses perdurent, elles sont au bout du rouleau, et on parachute des experts de toutes sortes sans penser que les meilleures solutions peuvent venir de celles directement impliquées par le travail. »

– Jennie Skeene, FIIQ

« Le contexte est particulier. Si les infirmières décident de ne pas rentrer, c'est qu'elles ont des bonnes raisons de le faire, et que les démarches réalisées au préalable n'ont pas donné de résultats. Oui, je les appuie, mais ce n'est pas une solution à long terme, ça demeure un moyen de pression. »

– Nicole Boudreault, présidente de la fédération des infirmières et des infirmiers (CSQ).

« Notre position, c'est d'appuyer les travailleuses et les travailleurs pour de meilleurs conditions de travail. Maintenir dans des conditions d'épuisements des travailleuses et des travailleuses, ce n'est pas acceptable. Le gouvernement gère mal son système de santé, et il manque de respect en imposant des amendes sur des revendications raisonnables, comme il l'a fait dans la loi 160, après la grève de 99, en les pénalisant temps double pour une journée de débrayage.. »

– Docteur Paul Saba, Coalition des médecins pour la justice sociale.

« C'est dans l'ensemble du système et dans tout les services que les surcharges de travail se manifestent. On en demande de plus en plus, avec comme conséquence une augmentation des burn-outs un peu partout. Si on choisit d'augmenter le taux du temps supplémentaire au lieu d'embaucher du nouveau personnel, alors cette rémunération au taux supplémentaire devrait être le même pour tous les employés. »

– Francine Genest, APTMQ.

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